•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des parents francophones sans réponses après une réunion sur le nouveau programme scolaire

Le Ministère de l'Éducation de l'Alberta n'a pas abordé leurs préoccupations, jeudi soir.

Des élèves avec des sacs à dos marchent dehors.

Aucun conseil scolaire francophone de l’Alberta ne prendra part au projet de programme scolaire controversé.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

« La parole est à vous ». Voilà ce que promettait la publicité du ministère de l'Éducation de l'Alberta en prévision d'une réunion virtuelle, jeudi soir, pour discuter avec les parents francophones de l'ébauche du programme scolaire pour les élèves de la maternelle à la 6e année. Les participants ont exprimé qu'ils sont toutefois restés sur leur faim.

Pourtant, ils se sont présentés avec une immense soif de réponses :

Qui exactement a conçu le programme scolaire?

Où se trouve la perspective francophone?

Les francophones de l'Alberta peuvent-ils développer un plan distinct?

Ce n'est là qu'un échantillon des centaines de commentaires qui flottaient sur les réseaux sociaux durant la réunion. C'est sur Facebook que se déroulaient les échanges, puisque l'espace de discussion de la rencontre avec le ministère était fermé.

Une réunion à sens unique

À la fin de la rencontre, qui a duré un peu plus d'une heure, une poignée de questions soumises à l'avance ont été lues à voix haute par le médiateur. Les deux présentatrices du ministère qui y répondaient semblaient avoir lu ou récité leurs réponses, ont remarqué beaucoup de parents.

Vraiment, c'était plutôt une présentation [sur le programme scolaire]. Je m'attendais à avoir une discussion, une consultation, ou bien à quelque chose de plus interactif, admet Noémie Valois, mère d'une élève à Edmonton.

À son avis, le programme scolaire proposé laisse à désirer. Cette réunion aurait pu donner la voix aux parents et aux enseignants, selon elle, pour mettre la lumière sur les multiples préoccupations.

Par exemple, on ne parle pas de la francophonie courante en Alberta [dans le programme]. J'ai de la misère à voir où les enfants francophones vont se voir dans ce curriculum-là.

Une citation de :Noémie Valois, parent

S'il y a eu de la consultation avec des groupes francophones ou des experts francophones, je ne suis pas certaine que leur rétroaction ait été acceptée, dit-elle. Ce n'est pas clair.

Autobus scolaire devant l'école par une belle journée d'automne.

Le projet pilote du nouveau programme scolaire albertain sera lancé à l'automne.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Tardif

Se faire entendre

Durant l'heure, les deux présentatrices du ministère de l'Éducation, Lise Belzile et Rachelle Bruneau, ont répété que tout ce qui est mis de l'avant ne représente qu'une ébauche. Elles ont promis que d'autres étapes sont prévues pour la faire évoluer.

Elles ont aussi répété qu'il est possible de soumettre des commentaires par l'entremise d'un sondage publié sur le site de la province, jusqu'à l'hiver 2022.

Lors des dernières semaines, Noémie Valois et bien d'autres parents ont écrit directement au gouvernement albertain pour obtenir des réponses. Mais après jeudi soir, la voie pour trouver ces réponses leur devient de plus en plus floue.

La seule chose qui est certaine, c'est que leur lutte pour se faire entendre est loin d'être terminée.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !