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L'État a payé pour les déboires de Proulx : le PQ demande à la CAQ de rembourser

Marie-Eve Proulx en conférence de presse à Rivière-du-Loup

Le Parti québécois accuse la CAQ d'avoir fait payer l'État pour les problèmes de l'ex-ministre Marie-Eve Proulx.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La Presse canadienne

Les contribuables ont payé pour les déboires de Marie-Eve Proulx, cette ministre caquiste dégommée mardi à la suite de nombreuses allégations de harcèlement.

Le premier ministre François Legault a indiqué jeudi que l'État avait défrayé les coûts d'un coach embauché pour améliorer la situation, en vain, avant sa démission. L'opposition péquiste a exigé que la Coalition avenir Québec (CAQ) rembourse les montants versés à même les fonds publics.

C'est le ministère [de l'Économie qui a payé], ça fait partie des services qu'on offre aux gens qui gèrent du personnel, on a offert du support à la ministre, a dit M. Legault en conférence de presse au parlement en matinée.

Le gouvernement a aussi réglé les honoraires concernant les deux plaintes déposées par un ex-employé au Tribunal administratif du travail. Québec a en outre payé une indemnisation de quelques mois de salaire à un des employés lésés par les comportements de Mme Proulx. L'entente est toutefois confidentielle.

Le premier ministre n'a pas précisé à combien s'élevait l'ensemble de ces dépenses pour régler l'affaire Proulx.

Au moins une quinzaine des employés de Mme Proulx ont démissionné ou ont été congédiés depuis sa nomination.

La goutte qui a fait déborder le vase est survenue tout récemment. Le cabinet du premier ministre a été informé de nouvelles allégations provenant d'une ancienne employée de Mme Proulx, du temps où elle travaillait dans le réseau de l'Université du Québec, selon ce qu'a rapporté le chroniqueur Bernard Drainville au 98,5.

Malaise grandissant

Je trouve ça plutôt triste, je trouve ça dur pour Marie-Eve, a confié M. Legault

Malgré toutes ces allégations, Mme Proulx reste toutefois députée de Côte-du-Sud et membre du caucus caquiste.

Or de plus en plus d'élus expriment leur malaise quant à siéger au côté d'une députée à qui on a reproché d'être une harceleuse.

Elle est trop radioactive pour être au conseil des ministres, mais en même temps, c'est correct qu'elle reste députée. Moi, je ne comprends pas et je n'ai pas connaissance des faits, a lancé le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois, en conférence de presse.

La cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, a aussi affirmé qu'elle était mal à l'aise.

J'ai un très gros malaise, c'est clair, a déclaré la députée péquiste Véronique Hivon. Le problème, c'est que je n'ai pas en main tous les faits. Qu'en est-il de l'application de la politique de lutte contre le harcèlement de l'Assemblée nationale? Est-ce que des démarches ont été faites?

Remboursez!

Par voie de communiqué, le Parti québécois a réclamé que les montants versés pour aider Mme Proulx et pour le règlement à l'amiable soient remboursés par la CAQ.

Les fonds publics ne doivent pas servir à payer pour la négligence de la CAQ, dans la gestion déficiente de plus de deux ans de harcèlement psychologique [commis] par Marie-Eve Proulx, peut-on lire.

C'est la CAQ qui a pris la décision politique de maintenir en fonction [...] quelqu'un dont les comportements causaient des préjudices.

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