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L'immeuble du bar Le Flirt sur la liste des bâtiments d'intérêt patrimonial

Un bar gris fermé.

Le bar Le Flirt est situé sur la rue Jacques-Cartier Est au coin de la rue Morin.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

Le futur propriétaire du bâtiment abritant le bar Le Flirt, au centre-ville de Chicoutimi, devra obtenir la permission de la Ville de Saguenay avant de démolir l’immeuble pour y aménager un stationnement. En apparence banale, la bâtisse plus que centenaire est protégée par un règlement interdisant, pour l'instant, son démantèlement.

Le Flirt, situé au 82 Jacques-Cartier Est, a été visité à maintes reprises par les forces de l'ordre. En 2019, une frappe policière a mené à la saisie d'importantes sommes d'argent et de quantités de stupéfiants, de même qu'à des arrestations. À cette époque, le porte-parole du Service de police de Saguenay (SPS), Bruno Cormier, expliquait, en conférence de presse, que les personnes arrêtées étaient exclusivement rattachées à ce réseau-là au bar Le Flirt.

L'immeuble construit dans les années 1880 est en voie d'être vendu et l'acquéreur voudrait le raser. Au nom de l'actuel propriétaire, le conseiller du secteur, Simon-Olivier Côté, a mandaté le comité municipal qui analyse les demandes de démolition afin qu’il fasse les vérifications nécessaires. Conclusion : le Flirt est considéré comme un bâtiment d'intérêt par la Ville.

Toutes les maisons qui pourraient avoir un intérêt, souvent par rapport à une date de construction, sont sur une liste indicative. Ce bâtiment est sur cette liste-là. Il y a une analyse en cours en ce moment pour savoir c’est quoi les caractéristiques qui pourraient justifier que ce bâtiment-là est toujours d’un intérêt patrimonial et pour le conserver, explique Simon-Olivier Côté.

Il ajoute que malgré leur apparence, certains bâtiments âgés peuvent receler des belles surprises. D'où la nouvelle philosophie de la Ville, qui ne veut plus prendre de chances de perdre des bâtisses significatives en termes d'histoire.

Les décombres

La maison Bossé, au centre-ville de Chicoutimi, a été est démolie en 2018.

Photo : Radio-Canada / Sarah Pedneault

Oui, il y a eu des modifications au niveau structurel, au niveau de sa volumétrie. On sait aussi qu'il y a énormément de défaillances. On le voit, les fondations sont toutes brisées. À priori, je me demande où serait l'intérêt, mais il faut quand même faire des analyses.

Une citation de :Simon-Olivier Côté, conseiller municipal

Depuis la formation d'un comité d'analyse des demandes de démolition, un spécialiste en architecture et en patrimoine du service de l'aménagement du territoire s'assure que chaque bâtisse soit dûment documentée. Ce processus est en cours pour l'immeuble où loge Le Flirt.

Deux bâtisses sur une rue commerciale.

Voisin du Flirt, la bâtisse où se trouvait autrefois les bureaux de la compagnie de pulpe de Chicoutimi a été minutieusement préservée.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

On a vu plusieurs cas au Saguenay, malheureusement des démolitions. Probablement, après analyse, c’est des choses qu’on aurait possiblement refusé avec le temps. Par contre, il n’y a rien qui interdisait ces choses-là. C’est un comité où ça va être beaucoup plus rigoureux, note le président du comité et de la commission du patrimoine, des arts et de la culture de Saguenay, Carl Dufour.

Le conseiller observe un changement de culture à Saguenay avec ce souci de mieux préserver le patrimoine bâti. D'ailleurs, la Ville a récemment demandé aux promoteurs à l'origine de l'implantation d'un centre destiné à des personnes en détresse psychologique dans l'enceinte de l'ancienne prison de Chicoutimi, de revoir leurs esquisses. De l'avis du comité, les plans n'accordaient pas suffisamment de place à l'intégration de portions du bâtiment d'origine.

Carl Dufour rappelle néanmoins que l'âge vénérable d'un bâtiment n'est pas un gage de sa valeur patrimoniale et qu'il faut creuser davantage avant de statuer sur l'avenir d'un édifice.

Voisin du Flirt, la bâtisse où se trouvaient autrefois les bureaux de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi, au 94 Jacques-Cartier, a été minutieusement préservée. Construit en 1911, l'immeuble abritait le commerce G.E. Ruelland et fils dans les années 50. Aujourd’hui la propriété appartient à l’entreprise de Simon-Olivier Côté et divers organismes y ont trouvé refuge.

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