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Quatre astronautes racontent leur retour sur Terre avec SpaceX

Quatre astronautes de la NASA.

L'équipage Crew-1, peu de temps après l'amerrissage de leur capsule, dans le golfe du Mexique.

Photo : Reuters / NASA/Bill Ingalls

Agence France-Presse

Un amerrissage « en douceur » et une « expérience unique », un peu différente des atterrissages à bord des vaisseaux russes Soyouz : les astronautes ramenés dimanche depuis la Station spatiale internationale (SSI) par la société SpaceX ont décrit jeudi leur retour sur Terre, après plus de 160 jours dans l'espace.

À un moment, je me disais juste à moi-même, respire. Inspire. Parce que je me sentais très lourd, a raconté l'Américain Victor Glover, l'un des quatre astronautes de l'équipage baptisé Crew-1. Un peu comme ces personnages de dessins animés quand ils sont confrontés à la force g [d'accélération], et que leur visage se déforme vers le bas.

Il s'agissait de la première mission régulière à se rendre à la SSI puis à en revenir sous la responsabilité de l'entreprise du milliardaire Elon Musk.

Les astronautes ont fait le voyage à bord de la capsule Crew Dragon, qui est arrivée dans la mer, au large de la Floride, dans la nuit de samedi à dimanche.

Je m'attendais à une telle épreuve que, finalement, quand ça s'est passé pour vrai, ça l'était un peu moins que ce que j'imaginais, a ajouté Victor Glover lors d'une conférence de presse. Le poids de l'accélération était concentré dans la poitrine, a-t-il décrit, ce qui rendait la respiration difficile.

Mais le décollage et le retour sont des expériences tellement uniques, a-t-il souligné.

L'impact était vraiment minime et juste après l'amerrissage, on sentait les vagues, a décrit le Japonais Soichi Noguchi. On revient sur la planète bleue [...], c'est un sentiment génial.

Une expérience bientôt « offerte » aux touristes

La NASA a passé des contrats avec SpaceX afin de recommencer à lancer des astronautes dans l'espace depuis le sol américain, ce qui n'était plus possible depuis 2011 avec la fin des navettes spatiales. Ils étaient jusqu'ici obligés de monter à bord des vaisseaux russes Soyouz qui, eux, atterrissent sur la terre ferme.

Amerrir était intéressant, parce qu'aucun d'entre nous ne savait à quoi s'attendre, a raconté l'Américaine Shannon Walker. De mon point de vue, c'était un peu plus en douceur que d'arriver sur la terre.

Bientôt, des civils qui ne sont pas des astronautes professionnels prendront place dans Dragon pour effectuer des missions de tourisme spatial. Les astronautes ont été questionnés : ces personnes ordinaires pourront-elles faire face à la rentrée dans l'atmosphère dans ce véhicule?

Je pense qu'ils pourront le supporter tout aussi bien que nous, a répondu l'Américain Mike Hopkins.

Ce dernier était le premier à lever la main lorsqu'il leur a été demandé s'ils seraient prêts à repartir. Et Victor Glover est le seul à ne pas l'avoir fait.

Je suis très heureux d'être sur la terre ferme et je vais en profiter pour un moment, a expliqué ce dernier, dans un grand sourire.

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