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Un accompagnement pour des stationnements écoresponsables

Un stationnement écoresponsable.

Un bassin de biorétention a été aménagé dans un stationnement d'Aéroports de Montréal.

Photo : CRE-Montréal

Radio-Canada

Après Montréal, ce sera au tour des régions de Laval, de la Montérégie, de la Capitale-Nationale et du Centre-du-Québec d'aménager des stationnements écoresponsables. Le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal veut leur offrir de l'accompagnement pour faciliter le verdissement et lutter contre les îlots de chaleur, notamment.

Cela fait quatre ans que le concept existe dans la métropole; selon Romain Coste, chargé de projet du CRE en matière d'aménagement du territoire, il est question d'un stationnement qui répond à divers critères environnementaux d'aménagement.

En plus de combattre la hausse des températures en verdissant des surfaces habituellement recouvertes d'asphalte et de réduire les risques de surverse lors des pluies en offrant une capacité d'absorption des eaux, les stationnements écoresponsables impliquent beaucoup d'autres actions, y compris en termes de planification, avant même de savoir comment on va dessiner le stationnement.

On en dénombre actuellement six sur l'île de Montréal, dont deux dans les environs du centre-ville et un à l'aéroport, dans l'ouest.

Entre autres critères, il est exigé que des arbres soient plantés; à maturité, ceux-ci couvriront au moins 40 % de la surface du stationnement. Ces arbres sont aussi souvent plantés dans des espaces verts permettant de récupérer les eaux de pluie.

La certification signifie aussi une réduction du nombre de cases disponibles, et donc une diversification des moyens de transport.

Notre grille de critères est conçue en vertu d'une stratégie qui implique de "réduire, transférer, améliorer". La première chose que nous regardons, c'est comment on peut réduire au maximum l'espace de stationnement. Ensuite, on va transférer vers d'autres modes de transport [...] et essayer de faire en sorte que les gens prennent moins l'automobile et davantage d'autres modes de transport, mais il faut que ceux-ci soient là, a ajouté M. Coste.

Dans chaque région visée, il faudra tenir compte des installations déjà en place et des bâtiments existants, en plus de la disponibilité (ou non) des transports collectifs à proximité.

Ainsi, à Laval, les grands stationnements voisins des centres commerciaux viennent immédiatement en tête, mais le CRE lavallois a aussi les grandes zones industrielles dans son collimateur.

Toutes les constructions présentes qui possèdent de grands stationnements bétonnés, c'est autant d'opportunités pour nous, pour transformer et améliorer, affirme ainsi Myriam Goulet, du CRE de Laval.

L'intérêt envers le concept serait aussi marqué en Montérégie, où les municipalités verraient l'idée d'un bon oeil.

D'après un reportage de René Saint-Louis

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