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Fête des Mères : des Ontariens rendent hommage à leur maman

Nadège Civil et sa mère Danise Maurice devant des bouquets de fleurs.

Nadège Civil et sa mère Danise Maurice.

Photo : Photo fournie par Nadège Civil

Chaque fois que la Sudburoise Nadège Civil pense à sa mère Danise Maurice qui vit en Haïti, elle se souvient de 2 mots qui la décrivent le mieux: « Ce qui m'a marqué chez ma mère, c'est sa force et sa résilience. C’est un ange, ma mère », dit-elle.

Même si c’est depuis son enfance que madame Civil a décelé le côté résilient de sa mère, elle affirme que c’est surtout lors de la naissance de son premier enfant qu’elle a réalisé que sa maman était exceptionnelle.

Depuis que je suis née, je n’ai jamais vu ma mère fatiguée.

Une citation de :Nadège Civil

Nadège évoque aussi la disponibilité de sa mère pour l’assister quand elle a besoin d’elle. L’année dernière, j'étais encore malade, j’ai appelé ma mère, je lui ai expliqué que je ne pouvais pas prendre soin des enfants et que j’étais très fatiguée. Elle a acheté le billet et a passé 6 mois avec nous. Elle s’est occupée de mon mari et de mes enfants, raconte-t-elle.

À l’occasion de la fête des Mères, Nadège Civil remercie sa maman alors qu’elle attend son troisième enfant.

Oh, maman! Comme je t’ai toujours dit tu es un ange pour moi parce que je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi. Je t'aime de tout mon cœur. Et quand je pense à toi, je pleure parce que j’ai peur de te perdre. Je ne pourrai jamais, jamais finir de te remercier.

Une citation de :Nadège Civil

La persévérance de ma mère m’a influencée à devenir ce que je suis

Trois générations de la même famille posent, tout sourire.

Sarah Rice, son fils et sa mère Bonita McGregor.

Photo : Photo fournie par Sarah Rice

D'après la Sudburoise Sarah Rice, sa mère Bonita McGregor est une femme formidable et persévérante . Elle explique que sa mère a décidé de retourner à l’école malgré, notamment, l’environnement difficile auquel les Autochtones faisaient face à l'époque. Sarah Rice est de la Première Nation Anishinaabe. Ma mère avait 20 ans quand elle m'a mis au monde et elle a décidé de retourner à l'école pour faire des études postsecondaires. Elle devait conduire chaque jour une heure, parfois un peu plus pour se rendre à l'école, raconte-t-elle. Ce qui a surtout marqué Sarah Rice, c’est le combat que sa mère a mené contre le racisme à l’école.

Ma mère a fait face à une quantité incroyable d’actes de racisme dans ses études postsecondaires au point que cela l'a presque empêchée d'atteindre ses objectifs.

Une citation de :Sarah Rice
Stephen Lecce lors d'un point de presse devant les bureaux du conseil scolaire Kinoomaadziwin.

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce, a déclaré en 2019 que le gouvernement prend des mesures pour permettre un cheminement scolaire plus fluide pour les élèves des Premières Nations.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

À cause du racisme, il était même difficile pour la mère de Sarah Rice de poursuivre son cheminement dans le programme d’étude qu’elle avait choisi. Elle n'était pas la seule, les autres étudiants autochtones qui étaient dans son programme ont découvert plus tard qu'ils avaient tous échoué à la suite du racisme, dit-elle.

Madame Rice explique qu'après avoir changé de programme, sa mère a obtenu son diplôme et un emploi. Elle était dans une carrière différente pour laquelle elle était très bien adaptée, et cela m'a toujours rendu très fier de ma mère. Elle a eu par la suite un grave accident qui a changé sa vie, mais elle a été résiliente, car elle aurait pu tout abandonner, ajoute-t-elle.

Selon Sarah Rice, c’est de sa mère qu’elle a eu la détermination à aller plus loin dans ses études. Sa persévérance et sa résilience m'ont influencé pour être la personne que je suis. Mme Rice est la conseillère aux affaires autochtones au Service de santé publique de Sudbury et du district.

Ma mère se sacrifiait pour me trouver quelque chose à manger

Montage photo de Richard Makitu dans un bureau et d'une autre photo de sa mère Madeleine Mwanga.

Le Windsorois Richard Makitu et sa mère Madeleine Mwanga.

Photo : Photo fournie par Richard Makitu

En septembre 1991, plusieurs villes de la République démocratique du Congo, y compris la capitale Kinshasa, connaissent des émeutes et des pillages. La même année, Richard Makitu a fini ses études secondaires et se préparait à entamer ses études universitaires. Mais les conséquences des pillages vont assombrir son projet. Mon père avait perdu son emploi parce que son entreprise a été complètement pillée. Pour aller à l’université, c’était un problème puisqu’on a connu des difficultés financières parce mon père ne travaillait plus. Il n’y avait pas d’argent pour payer les frais de scolarité, se souvient Richard Makitu

Son père lui a alors suggéré d’oublier pour un moment son projet de faire des études de droit, mais Madeleine Mwanga, sa mère, lui a proposé autre chose : Ma mère m'a dit qu'elle préférait que je puisse continuer à aller à l’université. Et on va voir ce qu’on peut faire. Mon père a accepté malgré lui. C’est un homme réfléchi et rationnel il se dit, je n’ai pas de travail, je n’ai pas de moyen, tu restes à la maison. Mais ma mère a utilisé son cœur et a dit vas-y d’abord, on va voir ce qu’on peut faire.

Les encouragements de sa mère l'ont motivé à fréquenter l’université. Ma mère me soutenait par des conseils. Elle a commencé à se débrouiller à gauche et à droite pour me soutenir, elle qui était une femme ménagère. Moi-même, aussi, je commençais à me débrouiller, dit M. Makitu. Le plus dur pour lui n'était pas que de payer les frais scolaires.

Je logeais à la résidence des étudiants à l'université et je rentrais de temps à autre à la maison pour manger. Mais des fois, je ne trouvais pas de nourriture, car le moment était difficile, mais ma mère se sacrifiait pour trouver quelque chose à manger pour que j’aie la force de retourner à l’université.

Une citation de :Richard Makitu

Ces sacrifices, Madeleine Mwanga les a consentis pendant toute l’année scolaire. Ses sacrifices et ses conseils ont payé puisque j’ai terminé les études universitaires, je suis devenu avocat au Congo et au Canada, je travaille aussi, déclare Richard Makitu avec sourire. Pour le Windsorois, sa maman est une personne merveilleuse et une personne à qui il doit tout.

Ma mère a arrêté de travailler pour s’occuper de nous

Christophe Navas et sa mère Marie-Paule Navas assis sur une colline.

Christophe Navas et sa mère Marie-Paule Navas

Photo : Photo fournie par Christophe Navas.

À cause de la COVID-19, deux ans se sont passés depuis que le Torontois Christophe Navas a rencontré physiquement sa mère Marie-Paule Navas, qui habite en France.

On se parle [uniquement] par Skype. J'espère qu’on va se revoir très bientôt, dit-il. Une des choses qui manquent à Christophe, c’est la cuisine de sa mère. Elle est très bonne cuisinière, déclare Christophe Navas qui n’oublie pas tous les efforts accomplis par sa mère pour l’élever ainsi que son frère. Ma mère a arrêté de travailler après ma naissance pour s’occuper de moi et de mon frère et même aujourd’hui, si on a besoin de quelque chose, on peut compter sur elle, car on sait qu’elle est là, conclut-il.

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