•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg privilégie le vote par Internet

Une personne travaille à son ordinateur personnel.

Le vote par Internet est à privilégier en ce temps de pandémie. (Archives)

Photo : Shutterstock

Martin Guindon

Pandémie oblige, le Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg recommande à ses membres de privilégier le vote par Internet et par téléphone pour son scrutin du 20 mai.

Les Anichinabés des nations Abitibiwinni, Kebaowek, Kitcisakik, Kitigan Zibi, Lac-Simon, Long Point et Wahgoshig éliront un grand chef, un vice grand chef, un représentant des jeunes et une représentante des femmes. Alice Beaudoin, John Boudrias et Frankie Côté se font la lutte pour succéder à la grande cheffe sortante, Verna Polson, en poste depuis 2014. La représentante des aînés, Alice Jérôme, a déjà été élue sans opposition.

L’élection était prévue le 16 avril, mais avec les zones rouges et rouge foncé, le confinement en Ontario, où nous avons une communauté (Wahgoshig), et l’éclosion à Kitigan Zibi, on a dû la reporter au 20 mai. Cette fois-ci, on a fait appel à une firme spécialisée, Simple Vote, pour faire l’élection par Internet. Elle a déjà fait un référendum à Kitigan Zibi et ç’avait été une bonne expérience, explique Norm Odjick, directeur général du Conseil tribal.

Internet… et téléphone

Le vote se fera donc prioritairement par Internet. Les gens doivent s’inscrire afin de confirmer leur identité et obtenir un identifiant qui leur permettra de voter le jour du scrutin. Il sera aussi possible de le faire en personne, le 20 mai, mais tout est vraiment mis en place pour favoriser le vote à distance afin de limiter la propagation du virus.

Les gens peuvent aussi voter par téléphone avec un numéro sans frais. Dans nos communautés, l’accès Internet n’est pas toujours bon, mais presque tout le monde a accès à un téléphone. On veut que les personnes s’inscrivent le plus possible en avance. S’ils ne sont pas capables ou s’ils ont besoin d’aide, il va y avoir des stations dans les communautés avec quelqu’un pour les aider, surtout pour les aînés, les personnes qui ne sont pas à l’aise avec la technologie. Nos aînés sont habituellement beaucoup impliqués à l’assemblée générale et aux élections. On veut être sûrs qu’ils puissent participer aussi, fait valoir M. Odjick.

Ce dernier espère que la formule permettra d’améliorer le taux de participation, qui est généralement faible à cette élection. On va voir comment ça fonctionne. Si on a une bonne participation et de bons commentaires, on pourrait changer le règlement pour faire ça dans le futur, laisse-t-il planer.

Des chefs algonquins sont assis derrière une longue table dans une salle communautaire.

Les chefs algonquins étaient réunis à Lac-Simon le 12 décembre 2018. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Une tendance lourde

Déjà en croissance, le vote à distance est vite apparu au cours de la dernière année comme une solution pour assurer le maintien de la vie démocratique dans le contexte de la pandémie. Simple Vote, qui a vu le jour en 2003, a même dû agrandir son équipe pour répondre à la demande. La chargée de projet Rania Awad croit qu’il s’agit d’une tendance lourde et que plusieurs nouveaux clients vont adopter cette nouvelle formule, surtout après y avoir goûté.

Au début, ils nous disent : écoutez, c’est une mesure d’urgence, on ne fera ça qu’une seule fois. Et une fois qu’ils ont fait le vote et qu’ils ont vu les résultats presque instantanés apparaître et combien de travail en moins ça prenait, ils reviennent et nous disent : on ne peut pas imaginer revenir en arrière, pandémie ou pas pandémie, conclut-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !