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Le désengagement policier serait moins présent en Saskatchewan qu’au Québec

Le gyrophare d'un véhicule policier.

Le Service de police de Regina indique que les policiers ne sont pas autorisés à refuser de répondre à un appel. (archives)

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Radio-Canada

Selon le Service de police de Regina, le désengagement policier est moins répandu en Saskatchewan qu'au Québec, où le mouvement grandit parmi les forces de l’ordre.

Au Québec, le désengagement a récemment été dévoilé chez certains policiers qui ne veulent plus intervenir dans des situations possiblement criminelles afin d’éviter d’être filmés puis livrés aux réseaux sociaux.

Le désengagement est une forme de refus du policier de remplir son devoir envers la population dans certaines situations, même si la loi lui permet d’agir, pour éviter des ennuis.

Selon le président de l’Association de la police de Regina, Casey Ward, la situation est bien différente en Saskatchewan.

Souvent, nos agents n'ont pas la possibilité de se désengager. La plupart du temps nous sommes appelés à intervenir dans des situations violentes.

Casey Ward dit que les policiers ont l'habitude d'être filmés presque 24 h sur 24, que ce soit par des citoyens ou par des caméras de surveillance. Le Service de police de Regina ajoute que le fait d’être filmé ne change en rien le devoir de ses agents.

La porte-parole du Service de police de Regina, Elizabeth Popowich, affirme dans un communiqué que les policiers doivent se comporter de manière professionnelle en toute situation et ils ne peuvent pas refuser de répondre à un appel.

Le criminologue Jean-Claude Bernheim explique que le métier de policier fait maintenant face à une nouvelle réalité, les médias sociaux. Une situation qui pourrait faire évoluer le rapport de force entre la police et les citoyens, d'après lui.

Si nous abordons la question de manière claire et précise, cela pourrait permettre aux policiers d’avoir une meilleure assurance de leur intervention, et peut-être aussi les amener à considérer leurs interventions dans une perspective d’ordre public et non pas de confrontation.

Avec les informations de Émeline Riffenach

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