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La lassitude du personnel en santé à nouveau manifestée

Des salariés en train de manifester devant l'Hôpital de Chicoutimi.

Les syndiquées estiment qu'il n'y a pas suffisamment de personnel en santé au CIUSSS, ce qui crée un état d'épuisement.

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussiere

Le personnel du réseau régional de santé s’est une fois de plus fait voir et entendre, jeudi, lors d’une manifestation organisée par les syndicats et tenue devant l’hôpital de Chicoutimi. L’employeur a répliqué par voie de communiqué, affirmant qu’il fait des pieds et des mains pour recruter de la main-d’œuvre en ces temps difficiles.

Les salariés dénoncent à nouveau les heures supplémentaires obligatoires, la surcharge de travail et le manque de reconnaissance de la part de la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ces éléments, affirment les syndicats, provoquent une hausse des démissions.

Présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean (FIQ), Julie Bouchard estime que lorsque des départs ne sont pas motivés par des congés de maladie, ils s’expliquent par des démissions.

On a laissé s'écrouler le réseau de la santé pendant plusieurs années et là on est face au mur alors maintenant, c'est le coup qu'il faut donner pour s'assurer que dans le futur, on ne soit pas encore prises avec une charge de travail comme ça et avec les mêmes problématiques , a martelé Julie Bouchard.

Les salariés sont d'avis que ces départs ont un effet domino et provoquent un retard dans la prestation de services, au détriment des usagers.

Au lieu d'être 15 sur un centre d'activité pour le faire rouler normalement et pouvoir donner des soins sécuritaires à la population, on est 10, alors c'est là où la surcharge de travail embarque, le temps supplémentaire obligatoire, les congés maladie , poursuit Julie Bouchard.

Les listes d’attente au bloc opératoire sont, selon la représentante syndicale, un exemple criant du manque de ressources.

Un meilleur salaire

Le salaire demeure aussi un enjeu, alors que le personnel, principalement féminin, réclame des hausses.

Actuellement, de ne pas investir dans le réseau, c’est attaquer toute la condition féminine, opine pour sa part Nancy Poulin, représentante régionale de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

À bout de souffle, cri du cœur, à bout de bras : des expressions qui reviennent jour après jour lorsqu’il est question du moral des troupes en santé. La situation est empirée par la pandémie.

Le CIUSSS continue lui aussi de répéter le même discours, c’est-à-dire que la situation de la main-d’œuvre demeure difficile et que des efforts colossaux sont déployés pour trouver des solutions.

Le manque de main-d’œuvre constitue une problématique complexe nécessitant un travail de longue haleine et de collaboration. Nous sommes en action, avec tous nos partenaires, afin de trouver des solutions pérennes en nous appuyant sur plusieurs considérants, soit la disponibilité des ressources, les taux d’occupation, le portrait de santé de notre population et la pertinence clinique , a déclaré Julie Labbé, présidente-directrice générale du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, par communiqué.

Le CIUSSS se dit reconnaissant envers le personnel, à qui il dit vouer une admiration sincère en ces temps pénibles.

Avec Titouan Bussiere

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