•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Invalidité : des délais inacceptables, selon un ancien combattant de Drummondville

Pierre-Claude Vézina sur sa galerie arrière, téléphone à la main. Il a la mine basse.

Pierre-Claude Vézina a dû se faire remplacer le genou à la suite d'une blessure subie en 1974.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Un policier militaire s'insurge devant les lenteurs d'Anciens Combattants Canada (ACC) pour régler son dossier. Blessé au genou en service en 1974, Pierre-Claude Vézina peine à obtenir la prestation d'invalidité à laquelle il estime avoir droit.

À cause de sa blessure, le retraité a dû subir une opération pour faire remplacer son genou, il y a quelques années. En mai 2019, il a acheminé une demande pour toucher la prestation d'invalidité d'ACC. À ce jour, sa demande est restée lettre morte.

Toutes les fois que j'appelle, on me dit qu'on n'a pas encore terminé l'analyse de mon dossier. Ça fait près d'un an et demi, puis je trouve que c'est un peu ridicule, se désole-t-il.

Pierre-Claude Vézina montre du doigt les ratés d'ACC pour expliquer la lenteur avec laquelle son dossier est traité. Il s'est d'ailleurs tourné vers le député fédéral de Drummond, Martin Champoux, qui affirme que l'ancien policier militaire n'est pas le seul dans sa situation. Selon lui, de nombreux militaires francophones vivent la même situation.

La moyenne de durée de traitement pour une demande présentée par un vétéran anglophone est de 19 semaines. Si vous êtes un vétéran francophone, les services en français vont vous demander 52 semaines de délai pour traiter votre demande. C'est inacceptable.

Une citation de :Martin Champoux, député de Drummond

L'élu déplore que cet enjeu a été soulevé par l'ombudsman des vétérans en 2018, mais que trois ans plus tard, rien n'a changé.

On nous répond que c'est une question de ressources et qu'on a embauché des personnes bilingues pour grossir l'effectif. Le problème n'est pas tant qu'il manque de gens, mais il manque de gens destinés à traiter les retards des cas des francophones.

Déçu de devoir médiatiser son dossier pour tenter de dénouer cette impasse, M. Vézina aurait souhaité davantage de considération de son ancien employeur.

Pensez-vous que je vais l'avoir de mon vivant ou ça ira à ma succession? C'est la question que je me pose.

Une citation de :Pierre-Claude Vézina, ancien policier militaire

Par courriel, une porte-parole d'ACC qualifie aussi ces délais d'inacceptables et assure que son organisation multiplie les efforts pour les éliminer. Selon elle, le traitement des demandes de militaires francophones frise actuellement 44 semaines, contre environ 36 pour leurs collègues anglophones.

D'après le reportage de Jean-François Dumas

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !