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Gouvernance locale : les DSL veulent être consultés au Nouveau-Brunswick

Une route de campagne.

Les milieux ruraux doivent etre géré différement, croit Jules Bossé (archives).

Photo : Radio-Canada / Andréane Williams

L’Association des districts des services locaux du Nouveau-Brunswick réagit au livre vert sur la gouvernance locale publié le mois dernier. Elle demande d'être entendue et consultée par le gouvernement provincial.

Les propositions présentées dans le livre vert du ministre des Gouvernements locaux et de la Réforme de la gouvernance locale, Daniel Allain, ont laissé plus de questions que de réponses pour les résidents des districts de services locaux (DSL), selon l’ADSLNB.

Daniel Allain.

Le ministre Daniel Allain a dévoilé en avril son livre vert sur la gouvernance locale.

Photo : Radio-Canada

Ceux-ci ont décidé de fait part de leurs préoccupations au sujet du livre vert, dans un document de 12 pages présenté au ministre Daniel Allain.

Le président de l’ADSLNB, Jules Bossé, croit que le modèle de gestion de la province ne répond simplement pas aux besoins des gens qui habitent dans les milieux ruraux.

Il y a une manière de gérer les choses qui perdure et qui doit être révisée, indique-t-il. Nous, les DSL, on est prêt à collaborer, à trouver des solutions. On n’a pas de solution parfaite, mais on veut faire partie des discussions.

Un homme en complet assis devant son ordinateur.

Jules Bossé est président de l'Association des Districts des Services Locaux du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Il ajoute que la province ne peut pas gérer les DSL comme elle gère les municipalités, puisque les besoins ne sont pas les mêmes. Ces régions non incorporées tiennent à faire partie des discussions.

Il y a des décisions qui se prennent, qui nous touchent, sans qu’on soit consultés, indique M. Bossé. Il faut des DSL forts et ça fait des décennies qu’il n’y a pas eu d’investissements, c’est pourtant une économie présente.

Le Nouveau-Brunswick compte 104 gouvernements locaux, 236 districts de services locaux et 12 commissions de services régionaux. Plus de 30 % de la population n’est pas représentée par un élu local.

Jules Bossé ajoute que, selon lui, l’idée d’amalgamer les communautés pour centraliser les services n’est pas l’option souhaitée.

Il croit que les régions rurales ont des richesses qui leur sont propres et que le gouvernement doit s’assurer de les conserver.

Nos ressources sont importantes : pas de fermes, pas de nourriture. Les fermes, elles sont dans nos communautés [rurales], ajoute le président de l’association.

Il est temps de se poser des questions, surtout en ce temps de pandémie, sur où sont nos priorités, ajoute Jules Bossé.

Processus électoral des DSL

Jules Bossé dénonce aussi le processus d'élection des représentants des DSL; les élections qui ne sont pas organisées par Élections Nouveau-Brunswick.

Il explique que plusieurs résidents de DSL n’ont pas voté puisqu’ils n’étaient pas au courant que des élections avaient lieu.

Faire des élections avec cinq jours de préavis, en envoyant un communiqué dans les circulaires, ce n’est pas la bonne solution, croit-il.

On dit que les gens ne sont pas intéressés, mais il faut savoir qu’il y a une élection avant de pouvoir s’en intéresser.

Une citation de :Jules Bossé, président de l'Association des DSL du Nouveau-Brunswick

Le président de l’Association croit qu’il est temps d’apporter des changements au mode de scrutin.

Il faut certainement avoir un autre mode d’élection, une structure premièrement. Ou même avec la structure actuelle, la responsabilité [des élections dans les DSL] devrait être placée sous Élection Nouveau-Brunswick, dit-il.

Jules Bossé croit que de cette façon, les DSL auraient une meilleure reconnaissance et une plus grande représentation devant les dirigeants gouvernementaux.

Il ajoute que le ministre Daniel Allain, qui a reçu leur document jeudi après-midi, s’est dit ouvert à entreprendre des discussions.

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