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Les élus municipaux demandent d'exclure les députés des rencontres avec la santé publique

Des éprouvettes dans un plateau.

Le Bas-Saint-Laurent a enregistré 66 nouveaux cas de COVID-19 jeudi. (Archives)

Photo : Reuters / Cooper Neill

La Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL), présidée par Michel Lagacé, a demandé à la santé publique que les députés soient exclus des rencontres virtuelles bimensuelles tenues entre les élus, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) et la santé publique.

Le député de Rimouski déplore que les élus municipaux aient demandé qu'il soit exclu de ces rencontres.

Déçu, Harold LeBel soutient que depuis le début de la pandémie l'ensemble des élus des différents ordres de gouvernement réussissaient à travailler en concertation, quelle que soit leur allégeance politique.

On a réussi pendant un an à le faire. Maintenant, pourquoi on ne réussit pas?

Une citation de :Harold LeBel, député de Rimouski

Il explique que c'est l'ex-ministre responsable de la région, Marie-Eve Proulx, qui avait convoqué la première réunion de cette cellule de crise. La TREMBSL a ensuite pris la responsabilité de ces rencontres.

Harold LeBel souligne par ailleurs le bon travail effectué par le président de la TREMBSL et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, pour tenter de réunir tous les élus, même s'il s'attriste d'en avoir été exclu.

Avec l'exclusion des députés, Harold LeBel s'attend à un alourdissement du lien de communication, si le CISSS et la santé publique doivent commencer à planifier une rencontre avec les élus municipaux et une autre avec les députés.

M. LeBel dit avoir écrit une lettre à la nouvelle ministre responsable de la région, Caroline Proulx, pour tenter de régler cette situation.

Il y a une lettre qui part à l'instant, où je demande qu'on ait les mêmes briefings, la ministre régionale, avec les députés. Donc, il faudra demander au CISSS, à la santé publique, de se réunir une deuxième fois pour parler des mêmes choses avec les députés, ce qui est complètement illogique dans une situation comme celle que l'on vit, soutient-il.

Il estime que les élus provinciaux et fédéraux de la région pourront tout de même recevoir l'information dont ils ont besoin de la part du CISSS et de la santé publique, mais il regrette de ne plus pouvoir entendre les arguments des élus municipaux.

Ce qui est important, c'est qu'on se parle, qu'on se comprenne pour qu'on puisse répondre aux citoyens, soutient le député de Rimouski.

Harold LeBel.

Le député de Rimouski, Harold LeBel, estime qu'il aura encore accès aux informations de la santé publique, mais il déplore le fait qu'il ne pourra plus en discuter avec ses collègues du niveau municipal. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Harold LeBel dit comprendre qu'il existe des tensions au sein du groupe d'élus municipaux et provinciaux, et que les situations diffèrent entre les MRC.

C'est sûr que c'est compliqué, lâche-t-il. Il reconnaît qu'il y a eu des moments difficiles, des conflits de personnalités, des opinions divergentes, mais il est déçu de voir tomber la cohésion qui prévalait dans le groupe jusqu'ici.

Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé.

Le président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé, explique qu'en excluant les députés, les élus municipaux souhaitent maximiser leur temps passé avec la santé publique. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

De son côté, Michel Lagacé explique que les élus municipaux souhaitaient maximiser l'heure d'échange dont ils disposent toutes les deux semaines avec le CISSS et que, selon eux, l'exclusion des députés leur donnera plus de temps pour échanger entre eux.

Ça a été souhaité que cette heure soit réservée aux élus municipaux, étant donné l'état des lieux actuel.

Une citation de :Michel Lagacé, président de la TREMBSL

Michel Lagacé explique que la situation actuelle au Bas-Saint-Laurent, avec l'imposition de mesures d'urgence, en lien avec la pandémie de COVID-19, à certaines MRC seulement et l'utilisation d'infrastructures municipales pour la vaccination, a motivé la décision de la Table.

Il précise que Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent continuera tout de même à solliciter l'aide des députés pour faire avancer des dossiers les concernant.

Par ailleurs, le Bas-Saint-Laurent a enregistré sa plus forte augmentation quotidienne de cas de COVID-19 jeudi avec 66 nouvelles infections.

Michel Lagacé et Harold LeBel demandent à leurs concitoyens de continuer de suivre à la lettre les mesures sanitaires et d'aller se faire vacciner, s'ils le peuvent.

M. Lagacé rappelle aussi que le variant B.1.1.7 du SRAS-CoV-2 (connu sous le qualificatif de britannique) est très présent sur le territoire du Bas-Saint-Laurent et rend le virus plus contagieux que la souche qui circulait à pareille date l'an dernier.

Je dirais qu'il y a de la lumière au bout du tunnel, mais là, parce que les gens ne sont pas en lien avec les consignes sanitaires, bien c'est le train qui s'en vient.

Une citation de :Michel Lagacé, président de la TREMBSL

Et le train, ça veut dire plus d'hospitalisations, plus de personnes aux soins intensifs. [...] Pourquoi? Parce qu'il y a des gens qui vont avoir pensé à leur petite personne en disant "eille gang! On se fait un party en fin de semaine!", conclut Michel Lagacé.

Invité à commenter la situation, le CISSS du Bas-Saint-Laurent a répondu ne pas vouloir commenter la décision de la Table régionale des élus municipaux.

Avec les informations de Patrick Bergeron et d'Isabelle Damphousse, avec la collaboration de Xavier Lacroix

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