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Crise du logement : le président de La Piaule s’inquiète de la hausse de l’itinérance

La maison La Piaule, à Val-d'Or.

La Piaule de Val-d'Or (archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Le président de La Piaule de Val-d’Or, Stéphane Grenier, déplore l’inaction du gouvernement du Québec pour s’attaquer à la crise du logement qui sévit au Québec et dans la région.

Selon Stéphane Grenier, la crise qui dure depuis maintenant 13 ans a une incidence directe sur l’augmentation de la population itinérante.

D’entendre la ministre Laforest dire qu’il n’y a pas de crise au Québec, j’en ai le souffle coupé, lance-t-il. La situation s’aggrave d’année en année, avec un taux d’inoccupation de 0,7 % à Val-d’Or et des augmentations de loyer entre 3,2 % et 5,8 % par année. Tous les organismes en itinérance de la région vous diront qu’il est de plus en plus difficile de trouver un logement abordable et salubre pour leur clientèle. La qualité des logements diminue, et le coût augmente en flèche. Pour la clientèle vulnérable, il reste la cohabitation, des logements à la limite de la salubrité ou la rue.

Stéphane Grenier s’inquiète de la hausse de l’itinérance et de l’incapacité pour les organismes de répondre à la demande.

À Val-d’Or, le CISSS-AT a mis sur pied un site de débordement pour alléger le poids de cette clientèle à La Piaule, rappelle-t-il. Si ce site ferme parce qu’on est rendu en zone jaune, je ne pense pas que La Piaule sera capable d’accueillir tout le monde. Il va probablement y avoir des campements de fortune comme à Montréal qui vont se créer.

Égoportrait de Stéphane Grenier devant le Château Inn.

Stéphane Grenier, président de La Piaule

Photo : Gracieuseté

Le professeur en travail social et chercheur à l’UQAT interpelle le député d’Abitibi-Est, Pierre Dufour, pour qu’il convainque sa collègue de l’urgence de la situation.

Oui, une partie de la solution passe par le logement social. Mais c’est un enjeu beaucoup plus large et multisectoriel. Avant toute chose, il faudrait que le gouvernement reconnaisse cette crise et mette sur pied un comité pour s’y attaquer, ajoute Stéphane Grenier.

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