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Les circonstances du décès d’un camionneur en juillet 2019 à Trois-Rivières révélées

Camion complètement brûlé

L'accident est survenu le matin du 23 juillet 2019, près du boulevard des Chenaux, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Les travaux prévus sur la voie ferrée près d’une ligne électrique de haute tension le 23 juillet 2019 à Trois-Rivières auraient dû être mieux planifiés et le camionneur mieux formé à travailler dans ce contexte, selon la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). André L’Heureux, 60 ans, est mort après avoir reçu une décharge électrique ce jour-là.

Le camion à benne de M. L’Heureux se trouvait sous un fil électrique au moment où il s’est mis à déverser de la pierre entre les rails. L’échelle de la benne est alors entrée en contact avec l’une des phases de la ligne électrique triphasée sous tension.

Le camionneur du Groupe Neault est alors sorti de sa cabine, s’est éloigné du camion, puis s’est rapproché en touchant la barre d'embarquement qui était alors sous tension. C’est donc à ce moment qu’il a reçu la décharge électrique et s'est effondré. L’homme est décédé quelques jours plus tard.

Une partie du camion a pris feu lors de l'accident et l'homme avait dû être traité pour des brûlures, mais le rapport de la Commission ne mentionne aucun détail à ce sujet.

La CNESST souligne que l’emplacement du camion avait été déterminé avec l’aide-superviseur du maître d’oeuvre présent sous les lieux.

Les trois causes de l’accident, selon la CNESST

  • Les manœuvres de déchargement du camion semi-remorque à benne basculante hybride se faisaient directement sous la ligne électrique sous tension.
  • L’organisation du travail et l’identification des risques pour effectuer le déchargement de matériel à proximité de la ligne électrique étaient déficientes.
  • La formation du chauffeur pour manœuvrer et opérer le camion semi-remorque à benne basculante hybride près des lignes électriques était insuffisante.

Afin d’éviter que ce type d’accidents ne se reproduisent, la CNESST demande à ce que l’une de ces trois mesures soit appliquée : que les lignes électriques soient mises hors tension lorsque des travaux de ce genre doivent avoir lieu à proximité ou que les entreprises qui exploitent ces lignes, comme Hydro-Québec, divulguent les mesures de sécurité à prendre ou encore que les personnes et leurs équipements se tiennent en tout à une distance minimale d’approche, par exemple, à trois mètres si la tension de la ligne est inférieure à 125kV.

La CNESST va aussi demander à l’Association de camionnage du Québec, à l’Association des routiers professionnels du Québec et à l’Association nationale des camionneurs artisans inc., d’informer leurs membres des conclusions de l’enquête.

Le rapport d’enquête sera aussi diffusé dans les formations sur le transport par camion.

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