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Des logements difficiles à trouver par de nouveaux arrivants au Témiscamingue

Une pancarte de logement à louer

Les logements de deux chambres sont très rares à Ville-Marie. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Tanya Neveu

Certains nouveaux arrivants ont de la difficulté à se trouver un logement au Témiscamingue.

L’accès à un appartement peut être plus long en raison de la faible disponibilité de ceux-ci.

Le Carrefour jeunesse-emploi soutient toutefois que les nouveaux arrivants sont pris en charge et qu’ils finissent toujours par se trouver un toit.

Valérie Gallant a obtenu un poste à Ville-Marie il y a trois semaines. Malgré plusieurs recherches, elle n’a pas encore réussi à dénicher un logement pour elle et sa fille.

Pour avoir fait le tour de toutes les petites annonces, sur Facebook et dans le journal, moi, ce que je vois, ce sont des gens qui recherchent des appartements, déplore-t-elle.

Mme Gallant se demande si la MRC a les infrastructures nécessaires pour accueillir les nouveaux arrivants.

Elle a d’ailleurs envoyé une lettre à tous les élus du Témiscamingue pour dénoncer la situation.

La préfète, Claire Bolduc, assure que son cri du cœur a été entendu. Elle sera d’ailleurs invitée à discuter avec le comité consultatif en force d'attraction au cours des prochains jours.

C’est peut-être l’adéquation entre le besoin direct d’une personne, les spécificités de son besoin et l’offre de service. On est dans une MRC essentiellement rurale, mais des appartements, des résidences, il y en a.

Une citation de :Claire Bolduc, préfète de la MRC de Témiscamingue

Patience

L’agent d’attraction et de rétention au Carrefour jeunesse-emploi du Témiscamingue, Guillaume Gonzalez, travaille auprès des nouveaux arrivants depuis trois ans. 90 % de ceux-ci réclament son aide pour se trouver un toit.

La plupart des personnes qu’on accueille arrivent des grands centres. Ils ont l’habitude de prendre le journal, chercher un 4 1/2 et il y a 25 annonces. En région, ce n’est pas la même offre, c’est un peu plus un enjeu, constate-t-il.

Guillaume Gonzalez.

L'agent d'attraction et de rétention du Carrefour jeunesse-emploi du Témiscamingue Guillaume Gonzalez (archives)

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté, Guillaume Gonzalez

Il affirme que l’accès rapide au logement est un enjeu et que les appartements disponibles s’envolent rapidement. Les nouveaux arrivants sont d’ailleurs mis au fait de cette réalité avant même leur arrivée.

Je n’ai jamais entendu personne qui est reparti, qui a dormi dehors et qui est reparti parce qu’il ne trouvait pas de logement. Ce n’est jamais arrivé. C’est sûr que, des fois, c’est plus long, affirme Guillaume Gonzalez.

Selon l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue, le taux d’inoccupation à Ville-Marie était de 3,5 % en 2020 pour les appartements d’initiative privée, ce qui indique que le marché est en équilibre.

Il y a toutefois une rareté pour les logements de deux chambres à coucher avec un taux d’inoccupation de 0 %.

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