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Chronique

Pandémie : des vagues comme des guerres

COVID-19: passer à travers les vagues

COVID-19, d'une vague à l'autre

Photo : Ben Nelms

Je me souviens comme si c’était hier des mesures sanitaires que le gouvernement de Jason Kenney a imposées aux Albertains après la déclaration de la pandémie de COVID-19 en mars 2020.

La troisième vague est là et, depuis quelques jours, je me retrouve à obéir aux mêmes restrictions.

Ma famille doit réorganiser son espace pour faciliter le travail et l'apprentissage à domicile. Nous devons à nouveau nous résoudre à limiter ou à éviter nos sorties.

Malgré une campagne de vaccination tous azimuts, la perspective d’un retour à la vie normale d’avant a reculé une troisième fois en 14 mois. La COVID-19 va-t-elle nous quitter?

Je n’avais jamais imaginé vivre pendant une si longue durée au gré des vagues d’une telle crise planétaire.

Je me console néanmoins à l’idée que ce n’est pas la première fois que l’humanité est contrainte de fonctionner dans l’incertitude.

On a beau vouloir qu’une crise sanitaire ou une guerre disparaisse du jour au lendemain, la réalité est que ces événements marquants prennent leur temps.

Mes parents et mes grands-parents me l’ont dit en évoquant leurs souvenirs des guerres ou des pandémies au 20e siècle.

La guerre a eu le même effet sur moi pendant mon enfance en République démocratique du Congo. En mai 1978, j’ai appris à vivre au gré des incertitudes et du danger.

Les balles sifflaient de partout. Des bombardements grondaient par intermittence ici et là. Chaque jour était un possible rendez-vous avec la mort. Chaque jour, je voulais en sortir.

L’espoir et la foi ont fini par nous tirer de là, même si d’autres n’ont pas eu la chance de survivre.

Pour moi, la pandémie que nous vivons ressemble à une guerre avec ses accalmies et ses vagues et comme pendant la guerre, je m’accroche à l’espoir et à la confiance envers les autorités politiques, sanitaires et religieuses qui sont devenus nos boussoles d’aujourd’hui.

Comme pour la guerre, je ne voudrais pas laisser le dernier mot à la pandémie et à ses vagues!

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