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Les citations célèbres de Labeaume en 14 ans de règne sur Québec

Le maire de Québec, Régis Labeaume, avec les anciens Nordiques Peter Stastny, Michel Goulet et Marc Tardif

Le maire de Québec, Régis Labeaume, avec les anciens Nordiques Peter Stastny, Michel Goulet et Marc Tardif en septembre 2012

Photo : THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

Le maire de Québec, Régis Labeaume a annoncé mercredi qu'il quitte la vie politique. Au fil des ans, le coloré homme politique a fait des dizaines, voire des centaines de déclarations médiatisées. Voici une liste de citations devenues célèbres qui ont marqué chacune des années où Labeaume a régné sur Québec.


2007 : le début d'une aventure

Décembre 2007. Régis Labeaume est élu maire de Québec pour la première fois et met rapidement en pratique le slogan de sa campagne électorale.

Je veux investir dans les grands événements pour dynamiser la ville de Québec.

À peine un mois après son arrivée, il fait le ménage et nomme Daniel Gélinas (du Festival d’été de Québec) à la tête de l’organisation du 400e de Québec, prévu pour 2008.

Rapidement, il prépare son premier budget et le commente ainsi : On s'est levé de bonne heure, on s'est couché tard et on n'a pas respecté le Guide alimentaire canadien.


Régis Labeaume en compagnie de Phil Fontaine et de Max Gros-Louis lors de la marche symbolique des Premières Nations dans les rues du Vieux-Québec le 17 juillet 2008.

Régis Labeaume en compagnie de Phil Fontaine et de Max Gros-Louis lors de la marche symbolique des Premières Nations dans les rues du Vieux-Québec le 17 juillet 2008.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

2008 : l'essor d'un homme coloré

Rapidement, Régis Labeaume ne laisse pas indifférent. Il commente des coupes dans la culture tout en s'adressant à la ministre du Patrimoine de l'époque, Josée Verner.

Je l'aime bien, Mme Verner, mais il y a des fois où je la battrais, lance-t-il sur le plateau de Bazzo.tv. Il s'excusera avant même la sortie de l'émission pour ces propos.

Il traite aussi les fonctionnaires municipaux de « fourreurs de système. »

Puis, Labeaume commente un léger dépassement de coût dans l'organisation des célébrations du 400e de Québec.

S'il y avait eu moins de monde, il n'y aurait pas eu de dépassement. [Paul] McCartney n'était pas prévu et avec 270 000 personnes, ça coûte un peu plus cher. La misère des riches. Si on a trouvé 20 millions pour [le déficit d'enlèvement de] la neige, on devrait s'arranger.

Le spectacle multimédia « Le moulin à images », de Robert Lepage, lors du 400e de Québec, en 2008.

Le spectacle multimédia « Le moulin à images », de Robert Lepage, lors du 400e de Québec, en 2008

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Et Labeaume écorche l'Office du tourisme au passage.

Ce n’est pas le marketing sur le 400e qui a amené le monde à Québec cet été — il était tellement mauvais —, c'est le produit.


2009 : le rêve des Nordiques revit

Le rêve de revoir la Ligue nationale de hockey (LNH) à Québec revit. Régis Labeaume montre fièrement un chandail des Nordiques lors d’une entrevue avec Jean-René Dufort, de l’émission Infoman.

C'est pour quand le premier match? demande M. Dufort.

Ça, c'est pas clair encore. La date n'est pas encore déterminée. Venez nous revoir la semaine prochaine, rétorque le maire Labeaume.

Régis Labeaume a pris le temps de répondre aux questions de Jean-René Dufort.

Régis Labeaume qui répond à des questions de Jean-René Dufort en 2017.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lemieux


2010 : l'affaire Clotaire Rapaille

Mars 2010. Régis Labeaume est irrité en raison de l'affaire Clotaire Rapaille, engagé par la Ville pour doter Québec d'un code.

Est-ce que vous êtes tous devenus des psychanalystes? […] Quand ça va mal, c’est le festival du poltron ou du spécialiste à cinq cennes.

La Ville a finalement mis fin à son association avec Clotaire Rapaille après que des journalistes eurent relevé des irrégularités dans son curriculum vitae. Ça n'a pas marché, c'est raté, on est désolés, a conclu Labeaume.


2011 : chicane avec De Belleval

Août 2011. Pendant que des rumeurs planent sur un déménagement imminent des Coyotes de Phoenix, une guerre dans les médias sévit entre Labeaume et Denis De Belleval, l'ex DG de la Ville, à propos de l'entente pour la gestion de l'amphithéâtre. De Belleval s'adresse aux tribunaux pour l'empêcher.

S'il fallait qu'on échappe Phoenix parce qu'on a perdu du temps, il y en a qui vont devoir payer quelque part.

Denis de Belleval.

Denis de Belleval, ancien directeur général de la Ville de Québec

Photo : Radio-Canada


2012-2013 : le combat des régimes de retraite

Juin 2012. Amir Khadir, alors député de Québec solidaire, est arrêté par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) lors d'une d'une manifestation contre les droits de scolarité.

J'ai été bien impressionné de voir Amir Khadir se comparer à Gandhi et à Martin Luther King. Je me disais que s'il avait fait cinq minutes de prison, probablement qu'il aurait ajouté qu'il se prenait pour Nelson Mandela.

Amir Khadir, ancien député de Mercier pour Québec solidaire, devant un microphone.

Amir Khadir, ancien député de Mercier pour Québec solidaire

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

Labeaume est aussi réélu pour un troisième mandat dans la fonction de maire de Québec en 2013. Le coeur de la campagne électorale porte sur les régimes de retraite et les conditions de travail des employés municipaux.

C'est un syndicat d'homo sapiens, lance-t-il en 2012 à propos des négociations avec le syndicat des pompiers de Québec.

C’est la première fois que des citoyens d’une grande ville au Québec se prononcent sur l’enjeu des déficits des régimes de retraite, quel que soit le palier de gouvernement. Et c’est ici même, à Québec, que le mouvement est lancé, dit-il le soir de sa réélection.


2014 : les couteaux volent bas au conseil

Les couteaux volent souvent bas lors des conseils municipaux. Régis Labeaume et Anne Guérette ont souvent maille à partir dans différents dossiers chauds comme l'amphithéâtre et le pont de Québec.

J'ai traité Mme Guérette de maboule? Est-ce que j'ai vraiment dit ça? Je vais vérifier. Je pense que c'est lorsqu'elle a dit qu'elle découvrait que le pont de Québec n'était pas dans le plan de mobilité? Je vais vérifier, je suis désolé là, lance Labeaume après que Mme Guérette se fut plainte.

Anne Guérette lors du débat télévisé des candidats à la mairie de Québec organisé par Radio-Canada.

La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, en 2017

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche


2015 : l'année de l'amphithéâtre

Le magazine Sports Illustrated a fait une fleur à Québec en qualifiant son nouvel amphithéâtre d’impressionnant à l'aube de son inauguration en septembre.

Des personnes font la file pour entrer dans un amphithéâtre.

Des personnes font la file pour assister au spectacle de Céline Dion.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Ils l’ont qualifié de stunning building. Vous irez voir dans le dictionnaire ce que ça veut dire, stunning.

Mais Labeaume décrie aussi une étude du Canadien National qui affirme que le pont de Québec coûterait 400 millions de dollars pour le repeinturer.

Il y a des limites à penser que peinturer un pont ça coûte autant qu'un amphithéâtre.


2016 : exaspéré par la question du retour des Nordiques

Labeaume est las de se faire poser les mêmes questions sur le retour des Nordiques. Il commente cette fois des rumeurs de déménagement des Hurricanes de la Caroline vers Québec.

Moi, je sais qu’on va avoir un club de la LNH un moment donné. Je suis convaincu de mon affaire. J’en suis absolument convaincu, mais pour le reste, appelez Québecor.


2017 : la tragédie de la mosquée

L'attaque de la mosquée dans la soirée du 29 janvier et la polémique entourant le cimetière musulman marquent l'actualité de Québec en 2017.

C’est l’horreur, c’est l’horreur. Dans notre magnifique ville, c’est l’horreur. Québec est en deuil ce soir, déclare-t-il dans les heures suivant la tragédie.

Mohamed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique de Québec, où s'est produit l'attentat, entouré du premier ministre Philippe Couillard et du maire de Québec, Régis Labeaume.

Mohamed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique de Québec, où s'est produit l'attentat, entouré du premier ministre Philippe Couillard et du maire de Québec, Régis Labeaume

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Saint-Apollinaire, ce n’est pas Québec. Mais 49 personnes avaient le droit de vie ou de mort sur un projet qui a un impact sociologique important dans tout le Québec. Juste là, c’est assez incroyable.


2018 : tempête à l'interne

Tempête à l'interne dans l'Équipe Labeaume en mai, en raison de la gestion du projet de la centrale de police.

Mon collègue l’a échappé, dit Labeaume à propos de Jonatan Julien, qui va démissionner à la suite de cette déclaration.

Jonatan Julien, porte-parole d’Équipe Labeaume en matière de finances.

Jonatan Julien, alors qu'il était porte-parole d’Équipe Labeaume en matière de finances

Photo : Radio-Canada


2019 : le tramway et la maladie

Labeaume porte le flambeau du projet de tramway plus que jamais. Il en a marre de ses dénigreurs.

Si j’habite une rue perpendiculaire, je vais me trouver un chemin qui va faire en sorte que je me rende chez nous. Y a pas de problème là. Moi, je suis le roi des shortcuts à Québec. Appelez-moi, je vais vous dire par où passer.

Il affirme également qu'il doit lutter contre un cancer de la prostate.

On va s’attaquer au crabe que j’ai dans le corps. C’est plus vilain que je l’espérais, dit Labeaume en mars à propos de son cancer.


2020 : la pandémie et une autre tuerie

C'est l'arrivée de la pandémie. Labeaume commente aussi la hausse du nombre de propos haineux sur les réseaux sociaux.

Je les vois, là : ça ne travaille pas, ça habite chez leurs parents, ça navigue sur Internet et ça haït. [...] C'est une communauté de morons en bobettes, dit-il en février à l'émission Tout le monde en parle.

S'il n'y avait pas eu de karaoké, je pense que ça aurait aidé un peu. C'est 81 cas qui ont atteint 4 écoles secondaires. Bravo, champions! dit-il à propos de l'éclosion au bar Kirouac à l'automne.

Puis, la fête de l'Halloween tourne au cauchemar à Québec, frappée par une nouvelle tragédie.

C’est malicieusement fascinant ce qui s’est passé. Un individu avec un sabre qui s’attaquait aux gens vêtu de façon médiévale dans une ville historique à la limite du médiéval. C’est sûr que, malheureusement, il y a une fascination pour ça, lance-t-il à propos de l'attaque du Vieux-Québec.

Le maire Régis Labeaume a rencontré les policiers du SPVQ un dimanche matin.

Le maire Régis Labeaume a rencontré les policiers du SPVQ au lendemain de l'attaque du Vieux-Québec.

Photo : Radio-Canada / Alexane Drolet


2021 : la troisième vague et la fin d'une longue carrière

La pandémie est toujours au coeur de l'actualité d'une année qui sera la dernière de Régis Labeaume en politique.

On avait 40 cas par jour y a deux semaines à peu près. Tout d’un coup, une place nous en produit 40. Bravo champion! Le monde a des beaux biceps là, mais ils sont malades, lance-t-il le 3 avril dernier à propos de l'éclosion de COVID-19 au Mega Fitness Gym.

Finalement, il annonce la fin de sa carrière de politicien en conférence de presse le 5 mai.

Mon projet, c’est de me reposer, de dormir, dormir, dormir, souligne-t-il quant à ses projets d'avenir.

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