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Trois traductrices de l’Atlantique en lice pour un prix du gouverneur général

Un livre ouvert dont les pages pliées forment un coeur.

Trois traductrices francophones des provinces de l’Atlantique sont en lice pour un prix littéraire du gouverneur général.

Photo : iStock

Radio-Canada

Arianne Des Rochers, Georgette LeBlanc et Sonya Malaborza sont finalistes pour le prix littéraire du gouverneur général dans la catégorie traduction.

Depuis plusieurs décennies, le Conseil des arts présente les prix littéraires du gouverneur général pour souligner l’excellence littéraire canadienne dans les deux langues officielles.

Arianne Des Rochers, professeure de traduction à l’Université de Moncton, est en nomination pour sa traduction du livre Jonny Appleseed, de Joshua Whitehead. Le roman qui raconte l’histoire d’un travailleur du cybersexe figure sur la liste des 100 meilleurs titres de 2018 du Globe and Mail.

De la Nouvelle-Écosse, Georgette LeBlanc, aussi connue comme poète, est en nomination pour sa traduction du recueil de poésie Océan, de Sue Goyette. Plutôt que de le traduire en français standard, elle l’a traduit en français de la Baie Sainte-Marie.

Georgette LeBlanc.

La poète et artiste multidisciplinaire Georgette LeBlanc.

Photo : Dolores Breau

La traductrice Sonya Malaborza est aussi en nomination pour sa traduction de L’accoucheuse de Scots Bay, de l’auteur Ami McKay. Le roman met en scène une jeune fille qui accompagne une sage-femme cadienne en Nouvelle-Écosse. Les dialogues traduits sont colorés par des expressions et des accents acadiens de la région.

Pour Georgette LeBlanc et Sonya Malaborza, c’est une grande fierté d’être finalistes avec des œuvres qui mettent en valeur la langue et la culture acadiennes.

J’ai trouvé sa voix dans tout ça parce que comme poétesse, ça fait un élan que je travaille ma propre voix, la mienne, mais là, de me trouver devant un texte qui n’est pas le mien, je voulais vraiment lui rendre service. J’ai comme décidé de traduire en français de la baie, ma version, mon français, souligne Georgette LeBlanc.

On sait que depuis un certain nombre d’années, des artistes de la scène et des artistes se servent de l’acadjonne dans leurs créations. C’est pour montrer qu’elle a sa place parmi d’autres français et qu’on peut l’utiliser comme outil de création, comme de voir à la fois que L’accoucheuse de Scots Bay et Océan de Georgette LeBlanc se trouvent toutes les deux parmi la sélection, explique Sonya Malaborza.

Sonya Malaborza assise dans un café.

La traductrice Sonya Malaborza a aussi traduit en français le livre de l''auteure néo-écossaise Ami McKay «The Birthhouse».

Photo : Anne-Marie Parenteau

Ce projet-là en particulier, parce qu’il met en scène notamment une accoucheuse acadienne, cajun, m’a comme donné la permission d’aller chercher du côté des multiples voix acadiennes dans la région. J’ai fait une grande plongée dans la poésie du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de la Louisiane pour essayer de comprendre un petit peu la musique que j’allais employer pour traduire ces voix, ajoute Mme Malaborza.

Une reconnaissance du talent et du métier

Le métier de traducteur littéraire nécessite du travail et de la recherche pour transmettre les émotions, le contexte historique, géographique, linguistique de chaque œuvre, ainsi que le style de l’auteur original.

Il importe de reconnaître ce travail qui fait toute la différence. Pour ces trois traductrices, leur nomination est aussi une belle façon de mettre en lumière ce travail qui n’est pas toujours reconnu, selon Arianne Des Rochers.

Quand on regarde la liste, les cinq titres en traduction en français qui sont en lice, il y en a trois là-dessus qui ne portent pas le nom de la traductrice ou du traducteur en page couverture, y compris ma traduction. Donc, encore, on se bat constamment pour la visibilité du travail des traducteurs. C’est sûr qu’un prix comme ça, ça aide beaucoup, souligne Arianne Des Rochers.

Les lauréats des prix littéraires du gouverneur général seront présentés le 1er uin.

Avec les renseignements de Camille Bourdeau et Caroline Lévesque

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