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2 M$ pour les survivants de l'internement des Canadiens d'origine japonaise en C.-B.

Une famille de Canadiens d'origine japonaise de la Colombie-Britannique.

Une famille de Canadiens d'origine japonaise de la Colombie-Britannique en déplacement vers un camp d'internement en 1942.

Photo : Bibliothèques et Archives Canada

Radio-Canada

La Colombie-Britannique offre une somme de 2 millions de dollars en guise de reconnaissance des torts historiques causés par la province lors de l'internement de milliers de Canadiens d'origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le financement servira à offrir des programmes de santé et de bien-être aux survivants d'internement par le biais de l'organisme Nikkei Seniors Health Care and Housing Society et d'autres organisations.

Le gouvernement avait promis, lors de sa campagne électorale de rendre hommage aux Britanno-Colombiens d'origine japonaise en reconnaissant l'internement qui a traumatisé environ 22 000 personnes à partir de 1942.

Ces événements ont toujours des effets sur la communauté aujourd'hui, et bon nombre de ses membres souffrent de problèmes de santé et de traumatismes durables, souligne le ministre de la Santé, Adrian Dix, dans un communiqué.

Des femmes et des enfants d'origine japonaise internés durant la Deuxième Guerre mondiale.

Des femmes et des enfants d'origine japonaise internés à Hastings Park, à Vancouver, durant la Deuxième Guerre mondiale. (1942)

Photo : Radio-Canada / Archives de Vancouver

Une sombre page d'histoire

Le 26 février 1942, le ministre de la Défense nationale du Canada déclarait tous les Japonais  ennemis étrangers  et exigeait leur évacuation à au moins 160 kilomètres de la côte ouest canadienne.

Les habitants d'origine japonaise de la Colombie-Britannique ont d'abord été dirigés vers un camp temporaire, installé au parc Hastings de Vancouver, puis déplacés vers des camps de détention à l'intérieur de la province, en Alberta et au Manitoba.

La Ville de Vancouver avait voté une motion demandant au gouvernement fédéral de déplacer les résidents d'origine japonaise et les ennemis étrangers dans des endroits bien loin des côtes du Pacifique.

Leurs maisons, leurs fermes, leurs commerces et leurs autres biens ont été vendus par le gouvernement et les profits ont été utilisés pour couvrir le coût de leur détention.

Des traumatismes qui perdurent

Plusieurs aînés d'origine japonaise ont maintenant des besoins uniques découlant de l'internement, du déracinement forcé, de la dépossession et du déplacement, soutient la présidente de l'organisme Nikkei Seniors Health Care and Housing Society, Ruth Coles.

Beaucoup ressentent encore la honte et une absence de résolution [de cette affaire] , dit-elle.

Le 22 septembre 1988, le premier ministre canadien Brian Mulroney a officiellement présenté des excuses à la communauté canado-japonaise, au nom du gouvernement canadien.

À écouter :

Entrevue avec Stéphane Hamade, membre du conseil d'administration et porte-parole francophone de l'Association nationale des Canadiens-Japonais.

Avec les informations de La Presse canadienne

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