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Une infirmière d’Edmundston implore la population à prendre la COVID-19 au sérieux

Annie Dionne.

Annie Dionne a accepté de témoigner de son expérience à la demande de son employeur afin de convaincre ses concitoyens de la gravité de la COVID-19.

Photo : Réseau de santé Vitalité (Capture)

Radio-Canada

Annie Dionne n’a pas hésité lorsqu’on lui a demandé d’aller prêter main-forte au Manoir Bellevue d’Edmundston.

Je me sentais que moi aussi il fallait que je fasse ma part.

L’infirmière qui possède 20 ans d’expérience y a contracté la COVID-19. Plusieurs mois plus tard, elle ressent encore les séquelles de la maladie.

Elle a accepté de témoigner de son expérience dans une vidéo publiée sur YouTube à la demande de son employeur, le Réseau de santé Vitalité. Son message a été vu près de 8800 fois jeudi matin.

En entrevue au réseau CBC, la femme de 46 ans explique qu’elle a accepté de témoigner pour encourager les gens à se faire vacciner.

Elle estime que si la vidéo convainc une seule personne de recevoir le vaccin, son message en aura valu la peine. 

Une maladie débilitante

Annie Dionne s’est toujours considérée comme une femme active.

Quand je me réveille le matin, je commence ma journée et je finis juste le soir arrivé. Mais ça, c’était avant le coronavirus, explique-t-elle.

Annie Dionne en tenue d'escalade sur un rocher.

Annie Dionne se considère très sportive. Elle se compte chanceuse d'avoir pu survivre à la COVID-19, mais n'a toujours pas pu reprendre son mode de vie d'avant la maladie.

Photo : Gracieuseté Annie Dionne

Elle a travaillé pendant six jours au Manoir Bellevue d’Edmundston. Le septième jour, elle a commencé à ressentir des symptômes, dont un mal de tête, la nausée et une congestion nasale.

Je le savais. Quand j’ai commencé mes symptômes je me suis dit, ça y est j’ai pogné le coronavirus.

Un test de dépistage va confirmer ses doutes. Au cours des jours qui ont suivi, les symptômes se sont aggravés. Elle a connu une perte de l’odorat et du goût et a été assaillie par une fatigue intense.

Peu à peu, elle a recommencé à mieux se sentir, mais elle a seulement pu reprendre son travail d’infirmière à temps plein il y a deux semaines. Chaque jour, elle se sent épuisée en revenant à la maison.

Quand j’ai recommencé à faire mes activités, j’ai vu qu’elle [la maladie] prenait de la place.

Je ne suis plus capable de faire confiance à mon corps, il m’a abandonné on dirait.

Une citation de :Annie Dionne, infirmière

Elle raconte qu’une simple marche de 30 minutes l’oblige maintenant à faire une sieste.

Un message pour ceux qui doutent

Annie Dionne avait reçu son vaccin trois semaines avant de commencer à travailler à la résidence d’Edmundston. Elle est convaincue que ce vaccin l’a protégé de complications beaucoup plus graves, voire de la mort.

Annie Dionne.

Annie Dionne, 46 ans, est une infirmière qui a contracté la COVID-19 en allant prêter main-forte à un foyer de soins aux prises avec une éclosion à Edmundston.

Photo : Gracieuseté Annie Dionne

Je suis convaincue que ça m’a empêché d’être hospitalisée et d’être sur un respirateur.

Elle espère que son témoignage va convaincre des gens à prendre la maladie au sérieux.

Faut suivre les consignes. Moi aussi je suis tannée, je ne suis pas différente des autres [...] mais on n’a pas le choix. On le fait pour aider notre prochain, notre voisin, notre famille, nos amis, ceux-là qu’on aime.

Avec des informations de Jacques Poitras de CBC

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