•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des cas de COVID-19 dans un hôtel de quarantaine à Fredericton

Égoportrait de Brian et Alan Nilson avec leurs deux chiens en arrière-plan.

Brian et Alan Nilson ne sentent pas en sécurité dans l'hôtel désignés où ils passent leur quarantaine, car des cas de COVID-19 y sont confirmés.

Photo : Gracieuseté/Brian Nilson

Radio-Canada

Un homme en isolement dans un hôtel désigné pour la quarantaine des voyageurs au Nouveau-Brunswick dit craindre pour sa santé après avoir appris que des personnes atteintes de la COVID-19 s’y trouvent aussi.

Brian Nilson et son mari, Alan Nilson, s’isolent dans l’hôtel Delta Fredericton avec leurs deux chiens depuis jeudi dernier. Ils arrivaient de Hamilton pour s’installer dans la maison qu’ils ont achetée en février à St. Stephen.

M. Nilson affirme que quelqu’un a glissé sous la porte de leur chambre une note du Réseau de santé Horizon. La note fait état de cas de COVID-19 confirmés dans l’hôtel et d’un risque d’exposition au virus responsable de cette maladie du 26 avril au 2 mai.

Brian Nilson se demande pourquoi le gouvernement les a obligés de s’isoler dans un hôtel, qu’il qualifie de milieu très dangereux, plutôt que dans leur propre maison où personne d’autre n’habite. Selon lui, les autorités savaient très bien qu’ils auraient pu former leur propre bulle dans leur maison.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a exigé à compter du 25 avril que tous les voyageurs qui arrivent dans la province pour des raisons non essentielles demeurent à l’un des hôtels désignés pour leur période d’isolement d’une semaine, et ce, à leurs frais au coût d’environ 200 $ par jour.

Ces voyageurs doivent subir un test de dépistage au cinquième jour de leur isolement à l’hôtel. Si le résultat est négatif, ils peuvent terminer leur période d’isolement à leur domicile.

Selon Brian Nilson, le couple a subi son test de dépistage mardi et mercredi. Les deux hommes espèrent recevoir un résultat négatif pour se rendre à leur maison.

Dans un communiqué publié par la santé publique mercredi, l’hôtel Delta du chemin Woodstock est inscrit sur une liste d’endroits où les gens ont pu être exposés à la COVID-19. La période de risque dans son cas s'étend du 26 avril au 2 mai.

Une lettre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une note du Réseau de santé Horizon glissée sous la porte de la chambre d'hôtel de Brian et Alan Nilson confirme des cas de COVID-19 dans l'établissement.

Photo : Gracieuseté/Brian Nilson

Un porte-parole du ministère de la Santé, Bruce Macfarlane, affirme dans un courriel que les autorités n’ont pas décrété d’éclosion dans l’hôtel Delta, mais il dit que les 170 clients et membres du personnel sont testés pour évaluer la situation.

M. Macfarlane ajoute que la Croix-Rouge canadienne continue de jouer un rôle de coordination sur les lieux.

Le Réseau de santé Horizon indique dans sa note qu’il travaillait avec la direction de l’hôtel, mercredi, pour organiser les tests de dépistage à l’intention des clients. Les tests, précise-t-il, ne sont pas obligatoires, mais ils sont fortement recommandés.

Froidement accueillis au Nouveau-Brunswick

Brian Nilson explique que son couple n’a été informé de l’exigence de demeurer à l’hôtel que quelques jours avant leur déménagement.

Après avoir passé des heures au téléphone dans l’espoir d’obtenir plus de renseignements, mais sans succès, les deux hommes ont décidé de déménager de toute façon. Un agent à la frontière du Québec et du Nouveau-Brunswick leur a dit qu’ils devaient s’inscrire à l’un des hôtels désignés. C’est ce qu’ils ont fait. Ils sont arrivés à l’hôtel Delta jeudi en pleine nuit, à 3 h.

L’expérience jusqu’à présent n’est guère chaleureuse, selon Brian Nilson.

Brian Wilson précise qu’il est diabétique et qu’il est ainsi plus vulnérable à la COVID-19, ce qui lui donne de l’anxiété. Il dit que personne ne l’aide à obtenir de l’insuline et qu’il va en manquer d’ici deux jours.

Faire une promenade avec les chiens est aussi un casse-tête. Brian Nilson affirme que le personnel de l'hôtel et du service de sécurité les a sévèrement réprimandés parce qu’ils s’étaient soit trompés de porte pour sortir de l’édifice ou trompés de terrain où laisser les chiens se soulager.

Dans les circonstances, ajoute Brian Nilson, les deux hommes croient que leur décision de déménager au Nouveau-Brunswick était la pire de leur vie.

Avec les renseignements d’Aiden Cox, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !