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« Il faut être prêt » : l’action pour le carré civique de Saint-Boniface prend forme

Plus de 80 personnes désireuses de défendre la pérennité des éléments du carré civique de Saint-Boniface ont participé à la réunion.

Une pancarte indiquant Pas à vendre est accrochée à une barrière devant l'ancienne mairie de Saint-Boniface.

Le chemin est encore long pour les Ami.e.s du Carré civique de Saint-Boniface avant de pouvoir entrer en action, mais ses membres et organisateurs veulent prendre le temps de bien s’organiser avant de se lancer dans l'aventure.

Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

La première assemblée publique des Ami.e.s du Carré civique de Saint-Boniface (ACCSB) a eu lieu mercredi soir pendant deux heures au cours desquelles les principales orientations du groupe ont été dévoilées et présentées à la communauté.

Passer à l’action serait la phrase à retenir de cette première réunion d’information du groupe de citoyens créés dans le sillage de la vente de la mairie de Saint-Boniface.

En préambule de la réunion, Robert Loiselle, membre du comité d’organisation par intérim, veut ainsi donner le ton.

Si la Ville de Winnipeg a pu reprocher à la communauté d’avoir agi trop tard sur le dossier du 219 Provencher, l’objectif est que cela ne se reproduise plus. L’ACCSB aura pour mission de mobiliser les efforts pour protéger l’héritage culturel et patrimonial de ce qui a été dans le passé le cœur de la Ville de Saint-Boniface avant son rattachement à Winnipeg en 1972.

Dans le passé, nous avons parfois essayé de différentes façons, a lancé Robert Loiselle plus tard dans la soirée, mais c’est ensemble que nous allons avancer maintenant.

8700 dollars en fonds de dotation récoltés en deux semaines

Même si l’entente entre la Société de la francophonie manitobaine et Manitoba Possible sur un possible rachat du 219 boulevard Provencher est un premier pas pour le regroupement, l’objectif est d’aller au-delà. C’est l’ensemble des édifices du carré civique qui veulent être protégés, du Jardin des sculptures à l’ancienne caserne des pompiers, en passant par les bureaux du Festival du voyageur et l’ancien poste de police.

Pour cela, le groupe compte sur la mobilisation de la francophonie, pierre angulaire de la crédibilité du mouvement, a expliqué Walter Kleinschmit. Robert Loiselle a loué de son côté les combats passés menés par la communauté et sa résilience en contexte minoritaire.

C’est juste un autre défi qu’on va relever et après on va fêter ça!

Une citation de :Robert Loiselle, membre du comité d’organisation par intérim

Preuve de l’engouement créé autour du regroupement de citoyens, plus de 8700 dollars ont été récoltés en fonds de dotation pour l’ACCSB en moins de deux semaines à travers un fonds créé sur Francofonds.

Une étape primordiale pour l’épanouissement identitaire de la communauté d’expression française du Manitoba , a souligné Madeleine Arbez, directrice de Francofonds, dans sa présentation.

La prochaine étape de l'ACCSB, qui est appuyé par l'avocat fiscaliste Marc Marion, sera de se constituer officiellement en tant qu’organisme de bienfaisance. Un statut qui lui permettra de recevoir des dotations de Francofonds et des legs du public, a précisé Walter Kleinschmit, lui aussi membre du comité organisateur par intérim.

Le nom Les Ami.e.s du Carré civique de Saint-Boniface a d’ores et déjà été réservé et le groupe a ainsi une durée de temps limité avant de s’incorporer officiellement. Suite à cela, il faudra lancer dans les 18 mois suivant son incorporation une première assemblée générale et élire un premier conseil d’administration.

Encore beaucoup de chemin à faire

Le chemin est donc encore long pour l’ACCSB avant de pouvoir entrer en action, mais ses membres et organisateurs veulent prendre le temps de bien s’organiser avant de se lancer dans leur aventure.

Il faut s’organiser de la bonne façon pour aller loin, a résumé Robert Loiselle.

Un constat partagé par Daniel Vandal, député fédéral pour Saint-Boniface-Saint-Vital et ministre des Affaires du Nord, qui a prévenu qu’il y aura beaucoup de pain sur planche tout en s’engageant à appuyer le projet.

Présent aussi à la réunion, le conseiller municipal de Saint-Boniface Mathieu Allard a lui aussi offert son soutien à la communauté et a dit avoir l’intention de travailler de très près avec l’ACCSB.

Il a même avancé que de possibles aides financières pourraient être obtenues au niveau municipal à l’avenir.

Un engagement salué par Rémi Gosselin, membre de l’ACCSB, qui félicite l’élu pour sa proposition encourageante.

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