•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

MT180 : une première dans l’Ouest canadien

Photos de visages de participants à l'événement MT180 sur Zoom

En raison de la pandémie, la première de MT180 en français dans l'Ouest canadien s'est tenue sur Zoom.

Photo : Capture d'écran Zoom

Radio-Canada

Résumer des années de recherche en 3 minutes : c’est le défi qu'ont relevé 13 étudiants de maîtrise ou de doctorat d’universités de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Ce premier concours Ma thèse en 180 secondes (MT180) dans l’Ouest canadien est un succès, selon les organisateurs.

Le concours, organisé par l'Association francophone pour le savoir (Acfas), met des étudiants au défi de présenter le contenu de leur thèse de doctorat ou de leur mémoire de maîtrise en seulement 180 secondes.

Il s’agit de l'équivalent francophone du 3-Minute Thesis (3MT), qui se tient depuis plusieurs années dans les universités du Canada et d'ailleurs dans le monde.

En raison de la pandémie, le concours s’est tenu en ligne, rejoignant plus d’une centaine de personnes au Canada, mais aussi en France et en Russie.

Laurence Gagnon, coordonnatrice des événements au Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF) de l’Université Simon-Fraser, était fière de cette première, qui a réuni 13 étudiants, 4 de la maîtrise et 9 de doctorat. Les participants venaient de l’Université de l’Alberta, de l’Université Simon-Fraser et de l’Université de la Colombie-Britannique.

On va avoir deux candidats de la Colombie-Britannique à la finale canadienne avec des gens de toutes les provinces, et on n’a pas eu cette opportunité dans les années précédentes, souligne Laurence Gagnon. C’est l’occasion de montrer qu’on a de la recherche qui se passe en français en Colombie-Britannique.

Pour cette première, les sujets étaient variés, allant de la sociolinguistique à la biologie marine en passant par la neuroscience. Ça permet aux candidats de rencontrer d’autres étudiants comme eux qui font leurs recherches en français, souligne Laurence Gagnon, qui espère qu'il s'agit du début d'une tradition.

Deux étudiants en finale nationale

L’événement, tenu mercredi à midi, a couronné trois gagnants. Joel Akinwumi, étudiant en doctorat à l'UBC, a remporté le Prix du doctorat, assorti d’une bourse de 1000 $, et représentera son université à la finale nationale, en juin prochain.

Sa présentation, intitulée Les littératures africaines et antillaises : entre représentation et contestation de l’oubli collectif, s’intéressait à la complexité de la question de l’oubli associée à l’esclavage et à la colonisation de ces peuples dans la littérature.

L’étudiant, originaire du Nigeria, a capté l’esprit du jury par sa passion et le fait que sa présentation continuait de l’habiter après plusieurs jours

Étudiant en maîtrise, David Rosychuk, de l’Université de l'Alberta, a remporté les honneurs ainsi que la bourse de 750 $, pour son étude sociolinguistique de l’Alberta francophone.

Manon Picard, de l’Université Simon-Fraser, représentera quant à elle cet établissement à la finale nationale. Le jury a souligné sa capacité de captiver pour un sujet qui d’emblée ne fascine pas nécessairement le grand public : les laminaires.

Jusqu’à vendredi, à 13 h 30, il est toujours possible de voter en ligne (Nouvelle fenêtre) pour le Prix du coup de coeur du public.

Un exercice de vulgarisation

Interviewée avant le visionnement de sa présentation, Manon Picard exprimait sa satisfaction face à l’exercice de vulgarisation.

C’est une belle opportunité, car c’est tellement difficile à faire pour nous, dit l’étudiante en biologie marine. Comme chercheurs, on est tellement intéressés par les détails qu’on oublie l’image globale.

La jeune femme originaire du Québec étudie les macroalgues et les facteurs qui font qu’elles se retrouvent dans certains environnements et pas dans d’autres.

Manon Picard en habit de plongée sous-marine derrière une algue géante.

Manon Picard s'intéresse aux algues géantes dans le golfe du Saint-Laurent.

Photo : Manon Picard

Sa présentation, Le mystère des laminaires, a capté l’attention du jury, parce qu'elle avait transformé sa recherche en travail d’enquête à la manière d’un polar.

L’exercice, juge-t-elle, lui aura permis de sortir de la bulle universitaire : Ça fait longtemps que j’essaie d’expliquer à ma famille ce que je fais, et là ils vont peut-être un petit peu comprendre ce que je fais depuis des années.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !