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Les camps de vacances de l’Est-du-Québec dans l’incertitude

Des animateurs font une activité de tir à l'arc avec des enfants.

Un décret gouvernemental empêche toujours la tenue de leurs activités depuis mars 2020 (archives).

Photo : Yan Kaczynski

Radio-Canada

À quelques semaines du début de l’été, les camps de vacances avec séjour ne savent toujours pas dans quelles conditions ils pourront offrir un service aux jeunes en raison de la pandémie de COVID-19 qui se poursuit, si bien que plusieurs organisations ont décidé de jeter l’éponge cette année.

À l’échelle de la province, c’est le quart des camps de vacances qui n’ouvriront, pas selon l’Association des camps du Québec (ACQ).

Dans l'Est-du-Québec, c'est le cas notamment du camp de vacances du Centre nautique de l’Istorlet, aux Îles-de-la-Madeleine.

Devant l’incertitude suscitée par les mesures sanitaires, il a été décidé d’annuler les activités pour une deuxième saison de suite. Une trentaine de jeunes avaient l’habitude de participer au camp de vacances.

Des maisons colorées de l'île du Havre Aubert avec la mer en arrière-plan.

Le Centre nautique de l’Istorlet est situé à Havre-Aubert, aux Îles-de-la-Madeleine (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Ne pouvant garantir un emploi aux animateurs qu’on voulait engager, on a pris la décision de ne pas faire de camp de vacances cet été. Avec toutes les contraintes sanitaires aussi, ça n'en valait pas la peine, explique la directrice du camp, Myriam Gauthier.

Les activités du camp de jour au Centre nautique de l’Istorlet pourront avoir lieu, mais dans une formule réduite.

La capacité d'accueil pour les activités de jour passera de 50 à 12 jeunes cet été, pour respecter les consignes sanitaires.

Une baisse de l’achalandage qui implique une perte de rentabilité, explique la directrice du camp.

Rendu là, c’est quasiment rendu un camp privé.

Une citation de :Myriam Gauthier, directrice du Centre nautique de l'Istorlet.

Une expérience perdue

Pour la directrice du Camp Richelieu vive la joie, Andrée-Anne Marcoux, le temps presse pour obtenir des clarifications de la part du gouvernement.

Le grand bâtiment du camp de vacances et un dessin de soleil au-dessus de la porte d'entrée.

Une des bâtisses du Camp vive la joie, à Saint-Modeste, qui pourrait rester vide cet été sans directive claire du gouvernement pour la tenue de camps de vacances.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Si Québec ne permet pas la tenue des activités des camps de vacances d’ici une semaine, la saison pourrait être compromise dans cet établissement de Saint-Modeste, près de Rivière-du-Loup.

Mme Marcoux insiste sur les conséquences d’une autre saison annulée pour les familles à plus faibles revenus.

Ce sont des activités auxquelles normalement ces familles-là n’ont pas accès. C’est une expérience de vie tellement enrichissante. Les jeunes développent leur côté social avec d’autres personnes, ils développent leur autonomie, parce qu’ils dorment au camp notamment , explique-t-elle.

La dame se tient devant une forêt.

Engager du personnel, avertir sa clientèle et revoir ses protocoles sanitaires prend du temps, rappelle la directrice du camp, Andrée-Anne Marcoux.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Changer de stratégie

Devant l’incapacité de garantir un service pour le moment, certains organisateurs changent leur façon de faire.

C’est le cas du Camp musical Saint-Alexandre, qui offrira des séjours en bulles familiales fermées plutôt que de réunir les jeunes.

De jeunes musiciens de tous les horizons sont rassemblés au Kamouraska

Le Camp organise des activités liées à la musique dans la municipalité de Saint-Alexandre-de-Kamouraska (archives).

Photo : Radio-Canada

Le directeur du Camp, Maxime Rivest, espère que le décret gouvernemental va être levé pour ainsi ajouter certaines formations musicales, d’animations et de concerts, par exemple.

C’est plus une façon de tirer son épingle du jeu comme organisation et de faire quelque chose, au lieu de fermer une infrastructure qui coûte plus de 300 000 $ à tenir debout en frais fixes par année. C’est une question budgétaire, mais aussi de s’assurer de faire quelque chose qui en vaut la peine, explique M. Rivest.

Mercredi, l’Association des camps du Québec (ACQ) a demandé au gouvernement qu’il précise sa position rapidement sur les camps de vacances.

Une aide financière de 10 millions de dollars a aussi été demandée par l'ACQ, afin de permettre aux organisations de s’adapter aux protocoles sanitaires et de pallier la réduction des capacités d'accueil.

Avec les informations de Shanelle Guérin et de Lambert Gagné-Coulombe

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