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Les hospitalisations, un indicateur décisif pour alléger les mesures en Outaouais

Les portes de l'Unité COVID-19 de l'Hôpital de Hull.

Mercredi, 43 personnes sont hospitalisées et huit patients sont aux soins intensifs, indiquent les autorités de santé publique de l'Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

Avec 59 nouveaux cas de COVID-19, mercredi, en Outaouais, « on commence à regagner un contrôle de la situation », croit la Dre Brigitte Pinard, directrice de la santé publique par intérim en Outaouais.

La moyenne hebdomadaire des nouveaux cas est en baisse pour une deuxième semaine consécutive dans la région. Les éclosions actives perdent aussi du terrain en Outaouais.

Si la tendance des nouveaux cas est à la baisse, les hospitalisations, elles, continuent d’inquiéter la santé publique.

Les hospitalisations au niveau des soins intensifs demeurent élevées. Elles ont même un peu augmenté dans les deux dernières semaines, indique France Dumont, la présidente-directrice générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais.

Mme Dumont souligne tout de même une légère baisse des admissions de patients atteints de la COVID-19.

Le nombre d’hospitalisations demeure un indicateur décisif pour la santé publique. C’est en grande partie elles qui détermineront la sévérité des mesures sanitaires à venir, explique le CISSS de l'Outaouais.

Ce qu’on veut voir, c’est une continuation à la baisse du nombre de cas et d’éclosions, mais en particulier, vraiment, une pression à la baisse sur les hospitalisations. C'est un des facteurs clés, présentement, que nous suivons de près.

Une citation de :Dre Brigitte Pinard, directrice de la santé publique par intérim en Outaouais
Une femme accorde une entrevue via vidéoconférence.

Dre Brigitte Pinard, directrice de la santé publique au CISSS de l’Outaouais (archives)

Photo : Radio-Canada

Marge de manœuvre réduite

Actuellement, la marge de manœuvre est réduite dans les hôpitaux de la région, puisque les nouveaux patients admis nécessitent généralement plus de soins, explique la présidente-directrice générale adjointe du CISSS de l’Outaouais.

Notre plan parlait d’une disponibilité pouvant aller jusqu’à 80 hospitalisations. Malheureusement, avec la 3e vague et l’augmentation des cas de soins critiques qui nécessitent plus de ressources, à 65 [patients] on était quand même dans le niveau le plus élevé de nos capacités, note Mme Dumont.

Mme Dumont faisait alors référence à une situation survenue à l’Unité COVID-19 de l’Hôpital de Hull il y a un peu plus de deux semaines, où des patients ont dû être transférés vers d'autres centres hospitaliers.

Hausse des employés de la santé vaccinés

Par ailleurs, les impacts de l’arrêté ministériel sur la vaccination obligatoire pour certains travailleurs du réseau de la santé se font sentir dans la région.

La couverture vaccinale des travailleurs de la santé du CISSS de l'Outaouais a grimpé de 7 % depuis une semaine.

Présentement, 69 % des employés du CISSS de l’Outaouais ont reçu au moins une dose du vaccin contre la COVID-19, a indiqué la santé publique régionale en point de presse, mercredi.

On va arriver à avoir un taux de confiance en la vaccination tel qu’on le souhaite, a bon espoir la présidente-directrice générale adjointe du CISSS de l'Outaouais.

France Dumont sur Zoom

France Dumont, présidente-directrice générale adjointe du CISSS de l'Outaouais

Photo : Radio-Canada

La province du Québec a imposé ce décret il y a un mois. Il vise la vaccination obligatoire pour les travailleurs du réseau de la santé qui œuvrent dans des secteurs chauds, comme les urgences et les soins intensifs.

L’arrêté ministériel 2021-024 force les employés visés qui refusent de se faire immuniser contre la COVID-19 à se faire dépister à raison de trois fois semaines.

Les autorités de santé publique régionale appliquent le décret depuis mardi dans le réseau en Outaouais.

Nous avons, depuis hier [mardi], dépisté systématiquement 80 employés. Je dois ajouter quand même que les employés avaient, depuis le mois d’août, un dépistage systématique, mais non obligatoire, a souligné Mme Dumont.

Selon elle, le décret a eu un effet incitatif sur les employés du CISSS de l'Outaouais, en précisant que d'autres facteurs expliquent aussi la hausse du nombre d’employés vaccinés au cours des derniers jours.

L’obligation sur l’arrêté 024 a un certain effet, bien sûr, sur la hausse du taux de vaccination. C’est une incitation. Mais je dirais que ce n’est pas la seule chose. Nous avons à l’interne aussi des campagnes de promotion de la vaccination, chez nos employés avec nos cadres intermédiaires, pour susciter vraiment une réponse adéquate à la vaccination partout dans les milieux, a indiqué Mme Dumont.

Le CISSS de l’Outaouais a indiqué que 1000 des 11 000 employés du réseau en Outaouais doivent maintenant se soumettre à un test de dépistage de la COVID-19 trois fois par semaine.

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