•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Santé mentale : des ateliers offerts en kirundi et kinyarwanda à Toronto

Un homme appuyé sur un mur dans une pièce sombre.

Selon le MOFIF, la santé mentale fait partie des enjeux importants durant la pandémie.

Photo : getty images/istockphoto / KatarzynaBialasiewicz

Deux organismes franco-ontariens de Toronto, Connect Burundi et le centre Oasis, offrent des ateliers gratuits sur la santé mentale en raison des besoins pressants durant la pandémie.

Les ateliers sont présentés en français. Un service d'interprétation sera également offert en kirundi et en kinyarwanda. Le kirundi et le kinyarwanda sont parlés par les communautés burundaise et rwandaise auxquelles s'adressent principalement ces ateliers.

Connect Burundi, en partenariat avec le Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF), offre un atelier sur l’alimentation et la santé mentale, ce jeudi 6 mai.

Oasis Centre des femmes, de son côté, lancera une discussion concernant les enjeux qui touchent les communautés rwandaise et burundaise ainsi que sur la gestion du stress, avec trois professionnels en santé mentale, le 14 mai.

Carline Zamar, directrice du MOFIF, raconte que son équipe a voulu s'adresser aux personnes les plus vulnérables en faisant une série d'ateliers pour démythifier la maladie d'Alzheimer et outiller les proches aidants.

À la suite d'un de ces ateliers, Connect Burundi s'est allié au MOFIF afin d'offrir des ateliers sur l'alimentation aux membres de la communauté burundaise.

Carline Zamar sourit à la caméra.

Carline Zamar est directrice générale du MOFIF depuis 2019.

Photo : Carline Zamar

Pour Jacqueline Ndayizigamiye, vice-présidente du centre culturel Connect Burundi, il est important d’offrir ce service d’interprétation en kirundi pour que les membres de la communauté burundaise se sentent à l’aise pour parler et aussi pour encourager les nouveaux arrivants à participer. Selon elle, cela permettra d’aider la communauté burundaise à prendre en charge sa santé mentale.

Lorsqu’il s’agit de comprendre des termes très techniques pour lesquels ils manqueraient de référence en français, les participants peuvent ainsi obtenir des clarifications dans la langue qu’ils maîtrisent, se réjouit-elle.

On a découvert qu’il y a des gens qui ont des défis en français ou en anglais. On avait fait un sondage des besoins. On veut vraiment les aider.

Une citation de :Jacqueline Ndayizigamiye, vice-présidente du centre culturel Connect Burundi

De même, la directrice générale du centre Oasis, affirme que les femmes doivent se sentir à l'aise lorsqu'elles expriment les défis en santé mentale ou physique auxquels elles font face. Elle estime aussi que lorsqu’il s’agit de santé physique ou mentale, pouvoir s’exprimer dans sa langue maternelle est idéal. Pour le moment, nous offrirons les ateliers en kirundi et kinyarwanda et on envisage aussi d'en offrir dans d'autres langues, dit-elle.

Elle ajoute que des affiches promotionnelles des ateliers sont également en kirundi et kinyarwanda pour attirer une clientèle des communautés burundaise et rwandaise.

Toutefois, contrairement aux ateliers du MOFIF, ouverts à tous, ceux d'Oasis Centre de femmes ciblent que ces dernières, nous explique Dada Gasirabo, directrice générale du centre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !