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Le déménagement des locaux du Grand Défi préoccupe des élèves et des enseignants

Un jeune homme et une jeune femme regardent la caméra, debouts, à l'extérieur.

Victor Roy-Morin et Shannon Dion-Auclair, élèves de l'école du Grand Défi.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Michaële Perron-Langlais

Des élèves et des membres du personnel du programme d’intervention individualisée (PII) et Grand Défi, destinés aux jeunes du secondaire ayant des besoins d'encadrement spécifiques, sont inquiets en vue du déménagement des locaux de Rimouski à Mont-Joli.

Présentement installés dans des locaux de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, ces programmes seront offerts au Centre de formation des adultes de Mont-Joli — Mitis dès la prochaine rentrée scolaire.

Cette annonce, faite par le Centre de services scolaire des Phares en avril, a chamboulé certains élèves. Ça m’a vraiment pogné au cœur parce que je suis attaché à la place, aux Sœurs du Saint-Rosaire. J’ai eu de la peine, raconte Victor Roy-Morin, un élève du Grand Défi.

Une enseigne est illuminé sur la façade d'un grand bâtiment de briques. Un clocher surmonté d'une croix trône sur le toit.

La maison mère de la Congrégation des Sœurs du Saint-Rosaire à Rimouski accueille le Grand Défi et le PII depuis janvier 2017 (archives).

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Son amie et collègue de classe Shannon Dion-Auclair terminera son parcours au Grand Défi à la fin de l’année scolaire. Elle ne vivra donc pas le déménagement du programme, mais espère tout de même que les élèves qui y poursuivront leur parcours auront une expérience comparable à ce qu’elle a vécu dans les quatre dernières années.

Pour moi, c’était fini, je n’en voulais plus de l’école, se souvient-elle. Je suis arrivée avec des problèmes de comportement au Grand Défi. Ils ne m’ont pas tous aimé, j’en ai fait vivre de toutes les couleurs. Et aujourd’hui, je m’en vais en techniques juridiques au Cégep et je me considère comme une personne capable d'interagir avec la société.

C’est une preuve que le Grand Défi fait de belles choses, de bons humains. Ils prennent des jeunes qui ne l’ont pas eu facile, pour qui la société, ça n’a pas marché, et ils les remettent dans la société avec des capacités et des compétences acquises avec le temps.

Une citation de :Shannon Dion-Auclair, finissante du Grand Défi

Aménagement des nouveaux locaux

Le Centre de services scolaire des Phares assure que les nouveaux locaux seront adaptés pour répondre aux besoins du Grand Défi et du PII, mais des élèves et des membres du personnel craignent qu’il soit difficile d'y arriver au Centre de formation des adultes de Mont-Joli, puisque l'espace y sera plus limité que chez les Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire.

Au Grand Défi, on a beaucoup de locaux, dont un qui est très important : la décharge motrice. C’est quelque chose dont les élèves ont besoin pour évacuer la colère, souligne Victor, qui considère que le maintien d’une telle salle dans les nouvelles installations doit être une priorité.

La façade du Centre de formation des adultes de Mont-Joli — Mitis.

Les nouveaux locaux du programme d'intervention individualisée et du Grand Défi seront répartis sur trois étages au Centre de formation des adultes de Mont-Joli — Mitis.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Shannon et Victor soulignent également qu’il pourrait être plus difficile pour les intervenants de réagir rapidement en situation de crise dans les locaux de Mont-Joli, puisque ceux-ci seront répartis sur trois étages.

Leurs préoccupations sont partagées par des membres du personnel enseignant, qui en ont fait part à leur syndicat.

Ils considèrent qu'ils ont été mis devant le fait accompli et pour l'instant, ils sont inquiets pour leurs élèves parce qu'ils se disent qu'il y en a sûrement une bonne partie qui ne voudra pas changer de milieu.

Une citation de :Jean-François Gaumond, président du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis

Certains enseignants craignent aussi une diminution des services. Ici, il y a des intervenants externes : des travailleurs de rue, des infirmières et le Carrefour jeunesse emploi, précise M. Gaumond. La particularité à Rimouski, c'est qu'il y a plus d'heures à offrir à nos élèves que dans La Mitis, donc là aussi, les enseignants sont inquiets.

De son côté, le Centre de services scolaire des Phares dit comprendre que le changement annoncé provoque des inquiétudes, mais considère que ce déménagement permettra à terme d’offrir de la stabilité aux élèves et au personnel du Grand Défi et du PII.

Le CSS assure que les recommandations de l'équipe d'enseignement seront tenues en compte dans l'aménagement des nouveaux locaux au Centre de formation des adultes de Mont-Joli — Mitis.

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