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Pénurie de matériaux de construction en Abitibi-Témiscamingue

Des matériaux dans une cour à bois.

Certains matériaux sont de plus en plus difficiles à obtenir.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Plusieurs types de matériaux sont très difficiles à obtenir dans les quincailleries de la région. Alors que le bois est encore relativement accessible pour l'instant malgré les prix très élevés, d'autres matériaux, comme le gypse ou les produits électriques, sont en très forte demande.

Quelques appels dans des quincailleries de la région confirment rapidement ce qui avait été pressenti par plusieurs au cours des derniers mois : la pénurie de matériaux annoncés est bel et bien arrivée.

Dans certaines quincailleries, les réserves de gypse sont très basses et certains commerçants ont confirmé ne plus en avoir du tout.

Pour certains, la situation n’est pas encore catastrophique, mais pour d’autres, on attend avec impatience les prochaines livraisons.

L’approvisionnement dans certains matériaux est très difficile, les stocks sont assez bas en ce qui concerne le gypse, particulièrement pour les feuilles de gypse conçues pour résister à l’humidité, souligne la propriétaire du BMR de Macamic, Mélanie Boulet.

Je ne sais pas à quel moment mon prochain voyage de gypse va arriver. J’en ai en commande depuis mi-mars. J’avais des délais de livraison de quatre à six semaines, mais là, c’est plus long, résume-t-elle.

Entrepreneur spécialisé en plâtrage et en peinture, le Rouynorandien David Tremblay ne s’en fait pas outre mesure. Nos contrats n’ont pas encore été annulés, mais les gens doivent prévoir en avance. Je m’attends uniquement à des retards, des délais d’un mois peut-être, laisse-t-il entendre. Je reste très positif à ce sujet, on n’arrêtera pas de travailler.

Selon lui, les usines de gypse ne parviennent tout simplement pas à fournir à la demande.

Le propriétaire du Home Hardware de Val-d’Or tient un discours similaire. C’est une situation particulière parce que la demande en Amérique du Nord est beaucoup trop élevée. Les usines sont au maximum de leur capacité à beaucoup d'endroits et c’est la raison pour laquelle on a de la difficulté à obtenir des matériaux. Ça s’en vient, mais c’est juste beaucoup plus long.

La façade d'un Home Hardware.

La quincaillerie Home Hardware Volumat de Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le directeur de projets chez Hardy Construction, Michael Chapman, est un peu moins enthousiaste quant à l’été à venir.

On a beaucoup de difficultés à s’approvisionner dans plusieurs départements, que ce soit le gypse, le bois, à peu près dans tout, je vous dirais, signale-t-il.

Je n’ai jamais vu une situation aussi mauvaise que celle-là. Avant les Jeux olympiques en Chine, il y avait eu une augmentation pour l’acier de structure et d’armature, mais c’était uniquement localisé pour l’acier, alors que là, c’est vraiment généralisé dans toutes les sphères de matériaux, si on peut dire, constate le directeur de projets de cette entreprise, qui réalise beaucoup de contrats en génie civil, notamment.

On a déjà vu des situations comme celles-là. Des fournisseurs avaient du mal à nous acheminer des produits, mais ça n’a jamais été aussi généralisé que ça, corrobore également Jonathan Poulin.

Du bois dans l'entrepôt d'une quincaillerie.

La hausse du prix du bois se poursuit, mais les quincailleries en ont toujours en stock.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Problématique pour les produits électriques

Les produits électriques sont également en très forte demande. Des fournisseurs électriques rouynorandiens ont confirmé que les stocks étaient très bas en ce qui concerne les disjoncteurs et les panneaux électriques, une situation que confirme la propriétaire du BMR de Macamic.

Je n’ai pas eu de disjoncteur depuis décembre dernier. Pourquoi, je ne le sais pas, mais chaque fois que l’on appelle le fournisseur et qu’il me dit que ça va prendre un mois, on se dit que ce n’est pas si long. Les gens qui ont des projets mi-juillet ou août ne pourront peut-être pas les faire, lance Mélanie Boulet.

C’est une situation inhabituelle, convient-elle. Pour nous autres, c’est plate, mais pour les clients et les entrepreneurs, c’est plate, ça nous apprend à avoir des retards dans leurs échéanciers.

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