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« Déjà trop tard » pour certains camps de vacances du Québec

Des enfants font du kayak sur un lac.

Les camps de vacances attendent toujours la levée du décret leur interdisant d'opérer.

Photo : Yan Kaczynski

À l’approche de la saison estivale, les camps du Québec s’impatientent de connaître les conditions dans lesquelles ils pourront opérer. Mais une partie d'entre eux a déjà renoncé à ouvrir cet été.

Début mai. Les plans de la majorité des familles québécoises pour les vacances sont établis, pendant que les camps de vacances, eux, n’ont toujours pas eu l’autorisation d’ouvrir leurs portes cette année. Ils attendent toujours la levée d’un décret leur interdisant d’opérer depuis mars 2020.

L’Association des camps du Québec est en constante communication avec les autorités de santé publique depuis quelques mois. Des protocoles ont été proposés, et l’organisation, qui compte près de 400 membres, estime que le gouvernement dispose de toutes les informations nécessaires pour prendre une décision éclairée sur la tenue des camps de vacances cet été.

On détient les ingrédients de la relance, on les a mis sur la table. On attend vraiment le signal de départ de la direction de la santé publique et du gouvernement.

Une citation de :Éric Beauchemin, directeur général de l’Association des camps du Québec
Éric Beauchemin est assis dans son bureau.

Éric Beauchemin est directeur général de l'Association des camps de jour du Québec.

Photo : Radio-Canada

Le tiers des camps de vacances n’ouvriront pas

Même si l’Association des camps reste optimiste de pouvoir offrir des camps de vacances cet été, certaines organisations ont déjà jeté l’éponge. Un sondage mené auprès des membres laisse entendre que le tiers des camps de vacances ont décidé de ne pas ouvrir encore une fois cette année.

Et chaque jour qui passe voit de nouveaux camps mettre une croix sur la prochaine saison. On espère une réponse le plus rapidement possible, idéalement d’ici la fin de la semaine, ou au plus tard le début de la semaine prochaine, pour au moins avoir le signal clair qu’on va opérer , indique Thomas Lepage-Gouin, directeur général du camp Le Manoir aux Éboulements et président de l’Association des camps du Québec.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux assure que des discussions sont en cours et indique que des détails seront partagés en temps et lieu.

Deux canots rouges accostés à un quai.

Les camps de vacances sont toujours sous l'effet d'un décret leur interdisant d'opérer.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Paul

Aide financière

Tant les camps de vacances que les camps de jour qui tiendront des activités cet été devront s'adapter en raison des mesures sanitaires. Et qui dit adaptation, dit importants investissements.

L’an dernier, les camps ont bénéficié d’une aide financière de 13,7 millions de dollars.

Encore une fois cette année, l’Association réclame donc une aide gouvernementale pour les camps de jour et de vacances. Elle estime le besoin à 10 millions de dollars, dont six pour les camps de vacances et quatre pour les camps de jour.

Selon Éric Beauchemin, les besoins se situent principalement autour de la masse salariale pour les camps de jour. Pour les camps de vacances, cette aide permettra d’adapter les installations pour respecter les protocoles sanitaires.

Durant la période de questions mercredi matin, la ministre déléguée à l'Éducation Isabelle Charest a confirmé avoir reçu la demande à la fin de la semaine dernière. Elle indique que celle-ci est en train d'être analysée.

Camps de jour

La tenue des camps de jour n’est quant à elle pas remise en question. Ceux-ci ont obtenu l’aval de la santé publique il y a déjà quelques mois.

Les camps s’attendent même à pouvoir accueillir plus de jeunes cette année. Alors que les organisations ont observé une baisse globale du taux de fréquentation d’environ 40 % l’an dernier, on prévoit un retour presque à la normale cette année.

On avait accueilli environ 400 000 jours/campeurs, c’est-à-dire un jeune qui vient un jour à un camp. En 2019, on avait un volume d’un million de jours/campeurs. On pense qu’on va être de retour à ce volume , explique Éric Beauchemin.

Toutefois, il demeure quelques interrogations. Les conditions d’opération des camps de jours pourraient même s’avérer un petit peu plus exigeantes si on regarde ce qui se passe dans le milieu scolaire. L’apparition des variants a amené entre autres l’usage plus fréquent des masques de procédure souligne M. Beauchemin.

Animateurs de camps de jour assis dans l'herbe lors d'une formation dans un parc.

Les camps de jour devraient pouvoir accueillir plus de jeunes cette année.

Photo : Radio-Canada

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