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Un virage virtuel réussi pour l’école de danse Chaos de Moncton

Des danseuses de l’école de danse Chaos, à Moncton.

Des danseuses de l’école de danse Chaos, à Moncton.

Photo : Avec la gracieuseté de l’école de danse Chaos

Radio-Canada

Depuis plus d’un an, les écoles de danse ont dû s’adapter aux nouvelles mesures sanitaires. Dans une seule salle de classe, on peut habituellement avoir plusieurs dizaines de danseurs, surtout lorsqu’on monte des numéros de groupe.

Janique Sivre, la directrice de l’école Chaos, à Moncton, indique que ses danseurs, passionnés et résilients, se sont toutefois bien adaptés aux mesures sanitaires.

Les classes, qui regroupent normalement une trentaine de personnes, doivent maintenant être réduites à un maximum de 15 danseurs.

La directrice de l’école de danse Chaos, à Moncton, Janique Sivret.

La directrice de l’école de danse Chaos, à Moncton, Janique Sivret.

Photo : Radio-Canada

Danser un set carré a aussi pris une nouvelle tournure pour les studios de danse.

On doit avoir des carrées de 2 mètres par 2 mètres, où les danseurs dansent à l’intérieur, avec masque la majorité du temps, dit-elle.

Les parents des enfants de 4 et 5 ans ne peuvent pas rentrer dans le studio lors des cours récréatifs, contrairement à avant.

C’est certain que personne n’aime danser avec des masques, mais il fallait juste le faire. Mais je n’en reviens pas, leur cardio est presque devenu meilleur vers la fin!

Une citation de :Janique Sivret, directrice de l’école de danse Chaos

On est tellement habitué à danser avec les masques, quand on l’a enlevé pour faire les vidéos de compétition, pow! tout le monde avait plein d’énergie, illustre Janique Sivret.

Le retour des compétitions

L’école de danse a l’habitude de participer à plusieurs compétitions chaque année. L’an dernier, toutefois, la saison de compétition a été annulée en raison de la pandémie.

Un coup dur pour les danseurs, qui se préparent pour ces concours plusieurs mois à l’avance.

Pour remédier à la situation, plusieurs compétitions en 2021 ont fait un virage numérique, au grand bonheur des jeunes danseurs. Les participants ont pu soumettre une vidéo de leur chorégraphie.

Alors que certaines écoles ont repris les chorégraphies qu’elles avaient préparées l’an dernier, l'école Chaos a monté de tous nouveaux numéros pour l’occasion.

Des danseuses de l’école de danse Chaos.

Des danseuses de l’école de danse Chaos.

Photo : Radio-Canada

Ces numéros étaient ensuite filmés et envoyés aux jurés. Les participants ont pu les regarder en ligne, avec le même déroulement qu’une compétition ordinaire, mais à la maison.

Une expérience gratifiante, malgré la formule inhabituelle.

On s’est assis devant un écran du matin au soir, chaque jour, et à notre surprise, c’était incroyable. Je pense que les danseurs avaient besoin de montrer leur performance, de montrer sur quoi ils avaient travaillé, raconte Janique Sivret.

Il y a des règlements en compétition, souligne Mme Sivret. On ne peut pas juste faire des vidéos artistiques avec plein d’éditions : c’est une caméra stable qui filme tout le long.

Pour l’enregistrement des chorégraphies, Chaos a loué une salle de spectacle pour donner aux jeunes l’expérience de vivre une vraie performance.

L’école de danse Chaos a remporté l’or dans 68 des 72 numéros présentés lors de la compétition de danse Limelight de 2021

Spectacle de fin d'année

Le succès des tournages pour les compétitions a inspiré l’école de danse Chaos à réaliser un ciné-spectacle pour remplacer le récital de fin d’année.

On a pensé à toutes sortes d’options - est-ce qu’on fait un spectacle dehors avec des mini rassemblements? Mais on a décidé d’aller avec quelque chose de safe parce qu’on ne voulait pas avoir une déception de plus, raconte Janique Sivret.

On fait des petites vidéos, encore de chaque danse, mais cette fois-ci pas sur une scène. Plusieurs des vidéos sont dehors, et c’est plus artistique.

À défaut de pouvoir présenter un spectacle en salle, le film sera présenté devant les parents, sur grand écran, au cinéma.

C'était toute une surprise pour les jeunes, qui n’étaient pas au courant lorsqu’ils ont filmé les chorégraphies.

D’après le reportage de Camille Bourdeau

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