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Le gardien de l'Intrépide de Gatineau mise sur le virtuel pour progresser

Olivier Brideau s'entraîne dans son sous-sol avec le système Sense Arena pendant l'arrêt des activités.

Un jeune gardien de hockey a des manettes dans les mains pour s'entraîner avec un outil de réalité virtuelle.

Le gardien Olivier Brideau utilise le logiciel de réalité virtuelle Sense Arena pour s'entraîner dans son sous-sol.

Photo : Gracieuseté de Olivier Brideau

Même si son équipe est à l’arrêt depuis quelques semaines, le gardien de l’Intrépide de Gatineau, Olivier Brideau, continue de s’entraîner d’une façon bien particulière. Le joueur de 16 ans mise sur la réalité virtuelle pour maintenir ses réflexes aiguisés en cette période morose pour les athlètes de haut niveau.

Brideau a reçu l’équipement Sense Arena en cadeau, à Noël, et l’utilise depuis sur une base régulière, au moins trois ou quatre fois par semaine. 

Je mets le casque sur mes yeux et je me retrouve dans un amphithéâtre de la Ligue nationale. Je vois les sièges autour, les bandes et tout ça. C'est très bien fait, affirme l’adolescent qui n’a joué aucun match officiel cette saison.  

C’est facile de perdre la coordination oeil-main. Il faut rester sharp. Ça se pratique bien avec un casque virtuel. J’ai pas besoin de rondelle. 

Une citation de :Olivier Brideau, gardien de l'Intrépide de Gatineau
Images virtuelles d'un entraînement de hockey.

Lorsqu'il met son casque virtuel, Olivier Brideau se retrouve devant ce type d'image, dans un aréna, avec des joueurs bien réels.

Photo : Gracieuseté de sensearena.com

Même si l’équipement virtuel ne permet pas de sentir la rondelle physiquement, il se rapproche énormément du sentiment qu’un gardien ressent en réalité. Le hockeyeur effectue donc ses séances dans le sous-sol familial en évitant le plus possible de renverser les meubles et la télé qui se trouvent près de lui.

Les joueurs patinent vraiment dans la zone, ils se promènent, je les vois virer autour de moi et je les entends même crier. Je ne sens pas la rondelle toucher ma main, mais je la vois. On a pas le sens du toucher, mais le côté visuel et auditif est identique, poursuit le joueur. 

Son équipement, inventé par le Tchèque Bob Tetiva, est utilisé par certains gardiens de la Ligue nationale de hockey. Pour Brideau, c’est surtout un moyen de poursuivre sa progression dans une année charnière. Il sera admissible au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec en juin. 

Je peux choisir mes exercices, les programmes d’entrainement et aller voir mes statistiques, souligne Brideau. Il a des situations de matchs et d’autres exercices de mémoire cognitive, ce n’est pas juste pour le hockey. Après mes séances, je peux visionner mon entrainement et voir la rondelle de mon point de vue ou celui d’un joueur. Je vois si j’étais proche de l’arrêter ou pas. 

Un gardien de but de hockey vient d'effectuer un arrêt et tente de pousser la rondelle de la jambe,

Olivier Brideau effectue un arrêt lors d'un match en 2019.

Photo : Gracieuseté de Olivier Brideau

C’est solide! Ça a changé ma vie. Ce sont des heures de hockey supplémentaires même si je ne pratique pas en patin. Pour mes habiletés, c’est la même chose que sur la glace, insiste le joueur. 

Environ une vingtaine de joueurs utilisent cette technologie au Québec. Devant son efficacité et son coût relativement accessible, quelques centaines de dollars, le joueur de l’Intrépide croit que de plus en plus de ses homologues vont adopter cette technologie.

Avec les informations de Kim Vallière

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