•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les nouvelles restrictions albertaines provoquent soulagement et inquiétude

Jason Kenney.

Les réactions sont nombreuses au lendemain de l'annonce de nouvelles restrictions par Jason Kenney.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Radio-Canada

Si les restrictions annoncées mardi par le premier ministre, Jason Kenney, étaient attendues, les réactions divergent : pour certains, c’est trop peu trop tard, alors que pour d’autres, c’est un nouveau coup dur pour la population après une année qui ne l'a pas épargnée.

Mardi, vers 18 h, de nombreux Albertains étaient pendus aux lèvres de Jason Kenney, attendant de connaîtreles conséquences des nouvelles restrictions sur leur vie quotidienne.

Dans la classe politique notamment, l’annonce des nouvelles mesures a été accueillie avec soulagement, même si les critiques n’ont pas tardé à fuser.

Alors que le Nouveau Parti démocratique a demandé plus de soutien pour les personnes touchées de plein fouet, le maire de Calgary, Naheed Nenshi, se dit soulagé. Le maire d’Edmonton, Don Iveson, croit pour sa part que, même si les nouvelles mesures sont strictes, elles sont nécessaires pour se débarrasser de l’augmentation dangereuse des cas de COVID-19.

Janet Brown, sondeuse et commentatrice politique, dit de son côté qu'elle veut en savoir plus sur l'application de la loi. Ces mesures semblent appropriées compte tenu du nombre de cas que nous avons, mais la grande question qui reste sans réponse pour moi est de savoir si on va faire en sorte qu'elles soient respectées, dit-elle.

Des mesures trop tardives?

Les médecins saluent les nouvelles mesures, mais certains, comme Quentin Durand-Moreau, professeur adjoint de médecine du travail à l’Université de l'Alberta, pensent qu'il est peut-être déjà trop tard.

Selon le médecin urgentologue de Calgary Joe Vipond, les annonces sont de bonnes choses. Il se dit globalement satisfait de ce renforcement des mesures, mais a une réserve en ce qui concerne la durée des restrictions : les trois semaines annoncées par le gouvernement, et réduites à deux pour les élèves, lui semblent peu, notamment en ce qui a trait aux cours en ligne. Et si nous avons toujours 1500 cas par jour d’ici à fin mai, est-ce que cela signifie que les élèves ne retourneront pas à l'école? s'interroge-t-il.

Des commerçants inquiets

Pour les commerçants, ces nouvelles restrictions sont un coup dur, même si certains comprennent que les mesures doivent être durcies. C’est le cas de Grace Tse, qui tient son salon de beauté à domicile, Grace Brow Design, à Edmonton.

J'espère que ça va marcher, parce que je ne veux pas avoir à fermer à nouveau, affirme-t-elle néanmoins.

Mike de Jonge, le propriétaire de la microbrasserie MardaLoop Brewing Company, à Calgary, est plutôt déconcerté. Il reproche à Jason Kenney un manque de consistance dans ses messages.

Il y a encore quelques jours, Jason Kenney affirmait que les coiffeurs, les esthéticiennes et les restaurateurs n'étaient pas les coupables, que nous n'avions en aucune façon augmenté les cas de COVID-19, mais que les réunions entre proches étaient en cause. C'est donc vraiment frustrant de revenir quatre ou cinq jours plus tard et d’entendre que nous allons devoir fermer, explique-t-il.

Le copropriétaire de Folding Mountain Brewing près de Hinton, Aric Johnson, regrette l’instabilité émotionnelle que les annonces de ces derniers mois ont provoquée chez lui. Il se dit très déçu d’avoir investi de l’argent pour mettre en place sa terrasse et que celle-ci ait à fermer si rapidement après son ouverture.

Avec des informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !