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Archives

8 mai, journée mondiale de la Croix-Rouge internationale

Une infirmière de la Croix-Rouge s'occupe d'un malade dans les années 1950.

La Croix-Rouge internationale aide autant les soldats que les civils.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Tous les 8 mai, on reconnaît à travers le monde le travail de la Croix-Rouge internationale. Cette organisation est un acteur fort apprécié et indispensable dans le secteur de l’aide humanitaire.

De l’horreur d’une bataille naît la Croix-Rouge

Le 24 juin 1859, une porte de l’enfer s’est ouverte dans le nord de l’Italie.

Ce jour-là, à la bataille de Solférino, durant laquelle les armées autrichiennes, françaises et italiennes s’affrontent, 40 000 soldats meurent ou sont blessés.

Cette boucherie et la défaillance des soins médicaux choquent au plus haut point Jean-Henry Dunant, chrétien protestant suisse très pratiquant, qui assiste à la bataille.

En 1863, il participe à Genève à la fondation du Comité international de secours aux militaires blessés, qui sera renommé plus tard la Croix-Rouge internationale.

En 1864, Jean-Henry Dunant fait adopter la première Convention de Genève.

Elle oblige les armées à soigner les soldats blessés, de quelque côté qu’ils soient, et introduit un emblème unique pour les services médicaux : une croix rouge sur fond blanc.

… au milieu d’innombrables machines destinées à la destruction, on peut voir un insigne qui, dans les circonstances, devient un symbole d’humanité.

Une citation de :Benoît Lafleur, 1945

En peu de temps, la Croix-Rouge internationale se déploie dans les conflits armés pour alléger les souffrances des soldats.

Une voiture identifié avec un drapeau de la Croix-Rouge roule pendant la Première Guerre mondiale.

Reportages de guerre, 24 février 1945 (audio)

Photo : Radio-Canada

Écoutons par exemple le reportage radio du correspondant international Benoît Lafleur présenté le 24 février 1945 lors de l’émission Reportages de guerre.

Alors qu’il se trouve en Allemagne, Benoît Lafleur explique aux auditeurs canadiens la mission que joue une équipe de la Croix-Rouge sur le front.

Les ambulanciers bravent le terrain miné et les balles pour aller donner les premiers soins aux militaires blessés et les amener à l’hôpital.

Le correspondant rapporte qu’un médecin montréalais et des soldats expriment une grande reconnaissance aux efforts de ces ambulanciers.

Dans un autre reportage radio présenté le 30 avril 1945 à Reportages de guerre, Benoît Lafleur met en lumière l’aide apportée par la Croix-Rouge internationale aux soldats canadiens prisonniers en Allemagne.

Une infirmière de la Croix-Rouge soigne un blessé pendant la campagne d'Italie durant la Seconde Guerre mondiale.

Reportages de guerre, 30 avril 1945 (audio)

Photo : Radio-Canada

Sans les paquets alimentaires distribués par la Croix-Rouge, plusieurs soldats seraient morts de faim.

Les rations données par les Allemands se révélaient insuffisantes, affirme le journaliste.

Une mission de plus en plus compliquée

Maintenant, vous avez dans une région de 16 kilomètres carrés, vous avez huit ou neuf groupes armés différents… Ça veut dire qu’il va falloir passer neuf accords pour pouvoir passer les camions [d’aide humanitaire].

Une citation de :Georges Paclimasu, 1997

En 1956, l’Union soviétique envahit la Hongrie. Des milliers de civils hongrois fuient alors le pays.

Images silencieuses, novembre 1956

Comme le montrent ces images silencieuses, la Croix-Rouge internationale s’est alors impliquée pour nourrir et aider ces réfugiés.

Au cours des décennies suivantes, la tâche de la Croix-Rouge internationale est devenue beaucoup plus complexe parce que la nature des conflits a beaucoup changé.

C’est ce que nous raconte un reportage de la journaliste Paule Robitaille présenté à l’émission Le Point le 11 novembre 1997. Jean-François Lépine anime l’émission.

Le Point, 11 novembre 1997

Dans les années 1980, le modèle classique de la guerre fait place à une nouvelle dynamique qui, par certains de ses aspects, est beaucoup plus dangereuse.

On assiste notamment à l’apparition de conflits de nature interne et de génocides dans lesquels les règles de la guerre ne sont pas respectées et qui touchent en premier lieu les civils.

Le personnel de la Croix-Rouge devient parfois la cible des groupes et des soldats de fortune qui font la guerre.

Comme le raconte à la journaliste Paule Robitaille le délégué du Comité international de la Croix-Rouge dans l’ex-Union soviétique, Georges Paclimasu, en Tchétchénie, six délégués de la Croix-Rouge internationale sont tués d’une balle dans la tête.

Il n’y a eu aucun avertissement et l’on ne sait pas exactement qui a commis le crime.

L’anarchie et la fluidité des situations provoquées par la multiplication des acteurs impliqués dans la guerre causent aussi de sérieux maux de tête aux travailleurs de la Croix-Rouge internationale.

En Afghanistan, raconte Georges Paclimasu, il a fallu des années de négociation auprès des groupes militaires, religieux et politiques afghans avant même que la Croix-Rouge puisse franchir la frontière du pays.

Dans ce contexte chaotique et extrêmement périlleux, les travailleurs de l’organisation internationale sont constamment tiraillés entre leur désir de rester ou le besoin de partir quand la violence devient trop forte.

Georges Paclimasu leur demande cependant de ne pas oublier ces dangereux conflits.

Inutile de tenter de les murer ou de les cantonner dans un petit coin de la planète, soutient-il.

On risque toujours d’en subir les conséquences.

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