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Des essais au chantier naval Irving avec du personnel arrivant de l'étranger

Un navire militaire amarré à un quai.

Le futur NCSM Margaret Brooke au chantier naval d'Irving, attend son premier essai en mer, cette semaine.

Photo : Brett Ruskin

Radio-Canada

Des employés et des sous-traitants du chantier naval Irving de l'Allemagne, de l'Écosse, du Québec et des autres provinces Atlantiques arrivent à Halifax, épicentre d'une flambée de cas de COVID-19 en Nouvelle-Écosse, pour une série de tests en mer de l'entreprise.

Ces tests se déroulent tandis que les Néo-Écossais font face à un confinement et risquent des amendes s'ils quittent leur communauté.

La province lutte actuellement contre une troisième vague de COVID-19 qui a entraîné la fermeture d'écoles et d'entreprises, tandis que le nombre de nouveaux cas atteint des sommets sans précédent.

La Nouvelle-Écosse recensait mardi 1060 personnes atteintes de la COVID-19. Parmi les 153 nouveaux cas annoncés mardi, 139 se trouvent dans la région centrale, qui comprend la municipalité régionale d'Halifax.

Des tests des systèmes du navire

Des tests seront menés sur le NCSM Margaret Brooke. Il s’agit du deuxième patrouilleur extracôtier arctique à sortir de la chaîne de montage à Halifax.

Le premier essai en mer du navire doit commencer jeudi, avec à son bord 78 personnes, dont huit proviennent de l'extérieur de la province.

Correction : Dans une version précédente de ce texte, nous avons écrit que des employés de la Pologne, des États-Unis et de l'Ontario participaient aux essais. La compagnie Irving Shipbuilding a précisé que les travailleurs viennent seulement de l'Allemagne, de l'Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve-et-Labrador et du Québec et que toutes les règles sanitaires de la Nouvelle-Écosse sont observées, tel que requis.

Des représentants de chaque quart de métier seront réunis à bord pour voir comment les systèmes interagissent afin que les problèmes puissent être évités avant la livraison du navire aux militaires.

Une capture d'écran de la liste des passagers.

Une partie de la liste des passagers du navire pour le voyage prévu le 6 mai (les noms sont embrouillés pour des raisons de confidentialité).

Photo : Radio-Canada

Une source familière avec l'opération en mer, mais qui n'a pas l'autorisation de parler aux médias, a confié à CBC être inquiète qu'autant de personnes puissent participer à un tel exercice et se demande comment on pourra assurer la distanciation dans une cafétéria d'un navire.

En réponse aux questions de CBC, Irving a publié une déclaration affirmant suivre les directives de la santé publique de la Nouvelle-Écosse.

Après la publication de l'article, Irving a soumis des précisions sur les détails de ces essais en mer. Dans un courriel, l'entreprise précise que les participants mangeront en rotation à des tables identifiées qui leur permettra de garder une distance de six pieds entre eux. Certains entrepreneurs participants devront également manger dans leur cabine individuelle et leurs repas leur seront livrés au pied de leur porte.

Les règles d'isolement bien suivies affirme Irving

Les résidents de Terre-Neuve-et-Labrador n'ont pas d'obligation d'isolement lorsqu'ils arrivent en Nouvelle-Écosse. Selon Irving, la personne du Nouveau-Brunswick est arrivée dans la province avant le resserrement des restrictions à la frontière entre les provinces.

La compagnie précise que les entrepreneurs provenant du Québec ont obtenu une exemption de travailleurs spécialisés leur permettant de venir en Nouvelle-Écosse. Ils doivent rester isoler lorsqu'ils ne sont pas en train d'accomplir des tâches reliées à leur emploi.

Le participant allemand doit terminer une quarantaine de 14 jours avant de se présenter au travail et celui de l'Écosse a obtenu une exemption gouvernementale lui permettant de travailler. Toutefois, Irving précise que la personne aura été dans la province pour au moins 14 jours avant d'embarquer sur le navire.

Une liste de précautions à l’attention de l'équipage du navire indique que la distance physique doit être maintenue tout au long de l'essai en mer, dans la mesure du possible.

Le document souligne également les efforts accrus en matière d'hygiène et l'obligation de porter le masque lors des déplacements dans les zones communes. Tous les participants aux essais provenant de l'extérieur de la Nouvelle-Écosse doivent aussi respecter des consignes lorsqu'ils ne sont pas à leur poste. Ils doivent prendre leurs pauses et leurs repas dans leur cabine respective.

Les exemptions d'Irving

En juillet dernier, le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse avait révoqué l’exemption de quarantaine liée au voyage accordées au chantier naval Irving après que des employés ont exprimé des inquiétudes quant au fait que des cadres de l'entreprise se déplaçaient entre le Canada et les États-Unis sans s'isoler.

Les responsables provinciaux ont déclaré mardi que ces exemptions étaient toujours révoquées.

Vue de côté de l'édifice du chantier naval Irving à Halifax.

Un bâtiment du chantier naval Irving à Halifax.

Photo :  Irving Shipbuilding

Irving Shipbuilding a fait une demande pour que cinq entrepreneurs puissent entrer dans la province. Afin d'être accepté, un requérant doit démontrer que son travail est urgent, qu'il est relié à une infrastructure critique et que personne en Atlantique peut effectuer ce travail à sa place.

Selon une porte-parole du gouvernement provincial, Heather FairBairn, deux personnes avaient reçu mardi de telles autorisations dans le cadre du voyage.

Le retour à Halifax du patrouilleur Margaret Brooke est prévu pour dimanche après son essai en mer.

Selon un reportage de Brett Ruskin, CBC

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