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Des travailleurs du Centre Shaw s'expriment après des licenciements

Un cycliste passe devant le Centre Shaw en avril.

Un cycliste passe devant le Centre Shaw en avril.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Radio-Canada

Des employés du Centre Shaw, à Ottawa, licenciés pendant la pandémie, soutiennent avoir été écartés par leur syndicat et leur employeur au cours des 14 derniers mois.

Ils sont environ 40 employés à temps plein, et 220 à temps partiel qui n’ont plus de travail depuis mars 2020 alors que les événements comme des congrès ont été mis sur pause.

C’est comme si nous n’existions pas, lance Lynne Villeneuve, qui travaille comme serveuse de banquet depuis 1989. Vous pensez que vous travaillez à un endroit pendant tellement d’années et ils se débarrasseraient de vous comme ça ? Je trouve ça blessant et décevant.

L’aide financière de la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) n’est pas disponible pour les institutions publiques. Les employés du Centre Shaw, qui travaillent pour une société d’État provinciale, ne sont donc pas admissibles à la subvention fédérale et dépendent de l’assurance-emploi qui sera épuisée avant qu’ils ne retournent au travail.

Selon le président de l’Association des hôtels d’Ottawa-Gatineau, Steve Ball, les économistes ne s’attendent pas à ce que des réunions d’affaires et des congrès aient lieu avant 2023, au plus tôt.

Incapable de payer ses médicaments

Mme Villeneuve a dû abandonner son condo et emménager dans un appartement de location coopératif qu’elle appelle un dépotoir.

Quand ses prestations de santé ont été résiliées par son employeur en novembre, Mme Villeneuve raconte qu’elle n’était plus en mesure de continuer à payer ses médicaments d’ordonnance.

Il n’y a eu aucune communication de la direction ni de signe que leur syndicat, le Syndicat des Métallos, les a défendus, raconte-t-elle.

Ils ne nous supportent pas du tout. Nous sommes juste laissés de côté, dénonce-t-elle.

Lynne Villeneuve.

Lynne Villeneuve a dû quitter son condo et emménager dans un appartement coopératif à la fermeture du Centre.

Photo : Gracieuseté : Lynne Villeneuve

Marty Warren, le directeur du Syndicat pour l’Ontario et les Maritimes, soutient que le Syndicat n’avait pas prévu que les travailleurs seraient sans travail aussi longtemps et ne les avaient donc pas encore défendus.

Peut-être que c’est le moment de se rassembler et avec d’autres personnes et entreprises ayant les mêmes idées et commencer à parler au gouvernement, a-t-il dit.

Même si l’établissement du Centre Shaw a été inactif au cours de la dernière année, selon la Sunshine List provinciale, la présidente et le vice-président ont eu un salaire total de 450 000 $ en 2020.

Tous deux n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue de CBC.

3,8 M$ pour le Centre Shaw

En décembre, Lisa MacLeod, ministre des Industries du patrimoine, du Sport, du Tourisme et de la Culture, a annoncé un financement de 3,8 millions de dollars pour le Centre Shaw, qualifiant le montant d’un important investissement pour garder l’établissement ouvert et financer des réparations et des améliorations nécessaires.

Le bâtiment semble être très important, les travailleurs semblent ne rien valoir. C’est la seule conclusion à laquelle vous pouvez arriver, lâche le serveur de banquet de longue date qui travaille au Centre depuis 1999, Michael Vorobej.

Il estime que le Syndicat a abandonné les travailleurs et qu’il aurait dû savoir que le retour des congrès n’était pas prévu avant des années.

Michael Vorobej à l'extérieur.

Michael Vorobej est un serveur au Centre Shaw d'Ottawa depuis 1999.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Ses revenus étant coupés de moitié et le temps écoulé de son plan de report de paiement hypothécaire de six mois, M. Vorobej croit que le Centre aurait dû offrir des indemnités aux employés de longue date.

Bill Sanchez est un serveur de banquet au Centre Shaw depuis 1984, faisant de lui l’employé avec le plus d’ancienneté, un record d’emploi dont il est fier.

Nous sommes laissés pour compte, dit-il. Personne ne sait pourquoi.

Je pense qu’au minimum, nous devrions continuer de bénéficier des avantages sociaux, soutient pour sa part le député provincial d’Ottawa-Sud, John Fraser.

Ce dernier a écrit une lettre à Mme MacLeod le 29 mars au nom des travailleurs. M. Fraser mentionne ne pas avoir eu de réponse de la ministre, qui n’a pas répondu aux questions de CBC.

Avec les informations de Stu Mills

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