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Rivière Restigouche : le public demande plus d'efforts de conservation

Deux homes regardent la rivière Restigouche bordée de quais.

La rivière Restigouche est reconnue mondialement pour la pêche au saumon.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La conservation du saumon et la protection de son habitat sont essentielles à toute forme de gestion et d'utilisation future de la rivière Restigouche, selon la consultation publique effectuée il y a plus d'un an et demi sur l'avenir de ce cours d'eau.

La rivière Restigouche, au Nouveau-Brunswick, est renommée mondialement pour la pêche au saumon. Elle est aussi devenue un paradis du plein air. Mais depuis des années, on constate un déclin constant du stock de saumons de l'Atlantique.

Dans un court rapport discrètement rendu public la semaine dernière, les autorités provinciales constatent que la population souhaite la protection de cette ressource, avant toute forme de développement.

Jean-Guy Cormier est le président de l'organisme qui a proposé dès 2011 qu'on octroie un statut particulier au bassin hydrographique de la Restigouche.

Jean-Guy Cormier en entrevue à l'extérieur.

Jean-Guy Cormier souhaite que les ressources de la rivières soient mieux protégées.

Photo : Radio-Canada

La volonté du public est alignée sur celle de son organisation, selon lui.

Le public a reflété ce que nous autres, on voulait.

Une citation de :Jean-Guy Cormier, président du Conseil de gestion du bassin versant de la rivière Restigouche

La protection puis la conservation seront toujours la priorité. C'est l'angle de regard qu'on doit avoir. À partir de là, le restant se développe, déclare M. Cormier.

La consultation menée à l'automne 2019 portait sur des questions liées à l'expérience touristique, à la conservation et à la gestion du cours d'eau.

Les participants croient que la rivière doit continuer d'offrir des expériences en pleine nature, comme le canotage, la pêche, le camping et la motoneige, mais ils souhaitent un effort accru de protection.

C'est sûr qu'il faut qu'il y ait plus d'argent, plus de ressources pour protéger cette rivière-là. On sait dans le moment que ce n'est pas suffisant ce qui existe, affirme Jean-Guy Cormier.

Il faut qu'elle soit disponible pour tout le monde, mais il faut qu'elle soit utilisée de façon adéquate aussi. Parce que s’il y a des abus, que ce soit dans le domaine de la foresterie ou que ce soit dans le domaine du public, les conséquences, c'est qu'on pollue, puis qu'on détruit notre rivière, qu'on détruit notre environnement, renchérit-il.

Lors des consultations, le concept de parc provincial linéaire a été mis de l'avant, mais il brille par son absence dans le rapport. Ce changement de cap ne dérange pas Jean-Guy Cormier.

On ne sait pas encore la forme que ça va prendre. Ça peut être un parc, ça peut être un autre modèle, mais ce qui est important, c'est qu'il y ait vraiment des changements et qu'on fasse une bonne gestion de la ressource qu'on a ici, conclut M. Cormier.

Aucun échéancier précis n'a été avancé. Le rapport se termine en indiquant que des recommandations claires sur l'avenir de la Restigouche seront présentées bientôt au gouvernement.

D’après un reportage de Serge Bouchard

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