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Le procès du couple vancouvérois qui s'est fait vacciner au Yukon est reporté

Rodney et Ekaterina Baker.

Rodney et Ekaterina Baker sont accusés d'avoir fait fi des restrictions en entrant au Yukon pour recevoir le vaccin de Moderna.

Photo : Ekaterina Baker/Facebook

Radio-Canada

Le procès du couple vancouvérois accusé d'être allé se faire vacciner au Yukon en janvier dernier, au mépris des restrictions et des mesures sanitaires, devait s'ouvrir mardi devant la cour territoriale du Yukon, mais le procès a été ajourné.

L’audience n’aura finalement duré que 2 minutes. Ni les Baker, ni leur avocat n'assistaient à l’audience en personne, et c’est donc par téléphone que ce dernier a demandé un ajournement.

Rodney et Ekaterina Baker ont fait les manchettes pour s'être offert un voyage au Yukon en janvier dernier dans le but de se faire vacciner contre la COVID-19.

À leur arrivée à Whitehorse, ils n'auraient pas respecté les 14 jours d’isolement obligatoire et auraient pris un vol nolisé vers Beaver Creek, où ils se seraient fait passer pour de nouveaux employés d'un motel et, ainsi, recevoir leur première dose du vaccin Moderna dans une clinique de vaccination de la communauté.

À leur retour à Whitehorse, ils ont été interceptés alors qu'ils allaient quitter le territoire et ont été inculpés en vertu de la Loi sur les mesures civiles d'urgence du Yukon. Le couple encourt jusqu'à 2300 $ d'amende et 6 mois d’emprisonnement.

La colère de la Première Nation

Jane Vander Meer, de la Première Nation de White River, responsable des bénévoles dans la lutte face à la COVID-19, a parcouru des centaines de kilomètres en voiture pour assister à l'audience. Déçue de voir que celle-ci a été ajournée si rapidement, elle souhaite voir le couple condamné à la plus lourde peine possible selon la loi sur les mesures civiles d'urgence.

La Première Nation de White River a déclaré, dans un communiqué, que le comportement insensible et irresponsable des époux Baker avait mis en danger les aînés et d'autres membres vulnérables de la communauté et qu’ils avaient agi délibérément, pensant que leur richesse leur en donnait le droit .

Le communiqué indique également que le couple n'a pas contacté directement la Première Nation pour essayer de faire amende honorable.

Imposer une amende aux Baker, qui sont riches, sans punition supplémentaire, aurait peu de sens ou d'effets, affirme la chef de la Première Nation, Bessie Chassé. Selon elle, une simple amende n’enverrait pas un message assez fort à ceux qui pourraient choisir d’agir de la sorte .

Le procès doit reprendre le 18 mai prochain.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Avec les informations de Jackie Hong

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