•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS accueille bien le rapport de la commission Laurent

Stéphane Tremblay, président-directeur général du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Stéphane Tremblay, président-directeur général du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS réagit favorablement au rapport de la commission Laurent, qui a été présenté lundi.

Je l’accueille très favorablement. C’est un rapport que, personnellement, j’attendais depuis déjà fort longtemps, a indiqué Stéphane Tremblay, président-directeur général du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, en entrevue avec Radio-Canada.

Le rapport était en effet particulièrement attendu dans la région, puisque la commission avait été lancée après la mort tragique d’une fillette de sept ans connue de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) à Granby au printemps 2019.

Vraiment, c’est un rapport qui est complet, qui couvre l’ensemble du vécu d’un jeune et de sa famille. Ce qui est important pour moi, parce que ce n’est pas seulement le jeune, la cellule familiale est très importante, ajoute M. Tremblay.

Des parallèles avec le plan d’action estrien

Stéphane Tremblay remarque que le rapport de la commission Laurent comporte de nombreux parallèles avec le plan d’action pour les jeunes et leur famille, qui a été lancé en février par le CIUSSS de l’Estrie-CHUS et des partenaires du milieu. 

Philosophiquement, on ne semble pas très loin, honnêtement. Il y a certainement des écarts à certaines places, le rapport de la commission Laurent adresse des choses que nous n’adressions pas. Modifications de la loi, certains éléments au niveau du Québec également, précise-t-il.

Il indique que les prochains jours seront consacrés à la lecture attentive du rapport de la commission Laurent pour voir ce qui est en cours, et à notre portée.

Il y a des choses qu’on n’a pas besoin d’attendre pour réaliser, et par la suite, ordonner peut-être le déploiement de notre propre plan d’action sous une forme plus adaptée au rapport de la commission Laurent, ajoute-t-il.

Mieux coordonner les différents services

Le PDG du CIUSSS souligne aussi que l’amélioration de la DPJ passe par une meilleure coordination de tous les services offerts aux familles.

Au lieu de courir à augmenter les ressources à la DPJ, peut-être qu’on devrait mettre nos efforts pour s’assurer que les jeunes qui présentent des vulnérabilités avec leurs familles [...], qu’on les accompagne correctement. Et ce n’est pas la réalité d’aujourd’hui.

Une citation de :Stéphane Tremblay, président-directeur général du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Les services qu’on retrouve dans les CLSC, dans les GMF, qu’on retrouve même dans la communauté dans un service communautaire, sont parfois méconnus, pas toujours arrimés et cohérents les uns avec les autres. La personne s’y perd un peu, les familles, les jeunes parents s’y perdent, donc on a du boulot à faire au-delà de dire qu’il faut augmenter le nombre de professionnels en place à la DPJ, ajoute-t-il, en mentionnant que les recommandations du rapport de la commission Laurent doivent représenter un projet collectif.

Il souhaite ainsi seulement mobiliser les employés de la DPJ quand l'occasion s'y prête.

Ces professionnels [à la DPJ], qui sont des professionnels de haut niveau avec une expertise de pointe, [...] qu’ils puissent agir dans des situations où ils vont vraiment avoir une valeur ajoutée, et où leur expertise va vraiment être nécessaire pour les jeunes et leur famille, soutient-il.

Il y a beaucoup de compétences, de connaissances et de services en Estrie. Une bonne partie de ces éléments sont mal connus des familles et des jeunes. Quand ils sont connus, les gens les perçoivent comme étant difficiles d’accès. Nous, notre travail, c’est de les faire connaître et de faciliter la vie des familles en vulnérabilité.

Des changements depuis 2019, selon le CIUSSS

Selon M. Tremblay, beaucoup de choses ont changé depuis le décès tragique de la fillette de Granby en 2019.

Les deux dernières années, les regards se sont portés beaucoup sur nous. Beaucoup de travail a été réalisé par l’ensemble des professionnels, principalement en DPJ, et actuellement, on est en train de faire le virage dans l’ensemble des autres acteurs qui travaillent autour des jeunes. Ce travail-là a été intense à différents niveaux : au niveau des nouvelles pratiques, des contrôles qualité, au niveau des nouvelles façons de faire, de comment on travaille en groupe, indique-t-il.

Pour nous, c’est un nouveau moment, une nouvelle étape qu’on va réaliser dans les prochains mois et les dernières années, conclut-il. 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !