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Possiblement aucun changement majeur à la loi sur les langues officielles

Affichette de bureau qui indique un service dans les deux langues officielles.

La loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick est en cours de révision. C'est une obligation prévue dans la loi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La juge et commissaire Yvette Finn, chargée de mener la révision de la loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, estime que des changements majeurs ne seront peut-être pas nécessaires. Selon elle, le plus important est de voir comment la loi est mise en application.

Bien que deux commissaires ont été nommés pour mener la révision et la consultation sur l’apprentissage d’une seconde langue au Nouveau-Brunswick, c’est principalement Yvette Finn qui aborde toute la question des langues officielles. Elle indique que l'autre commissaire, John McLaughlin, se concentre plutôt sur la question de l'apprentissage de la langue seconde.

John McLaughlin et Yvette Finn

John McLaughlin et Yvette Finn doivent présenter leur rapport au gouvernement avant le 31 décembre.

Photo : Gracieuseté

Ça ne sera peut-être pas des changements législatifs majeurs. Je ne le sais pas à ce point-ci.

Une citation de :Yvette Finn, juge et commissaire de la révision de la loi sur les langues officielles au Nouveau-Brunswick

Yvette Finn affirme avoir déjà une bonne idée des priorités. Il y aura deux rapports distincts, présentés dans un même cahier.

On a quand même indiqué au premier ministre qu’il y avait une possibilité que quant au deuxième mandat, il faudrait peut-être le prolonger, souligne-t-elle.

Rendus à ce point-ci dans l’évolution de la langue, de la loi sur les langues officielles, on est peut-être rendus à l’étape de l’application de la loi, comment c’est appliqué par les intervenants qui sont assujettis à la loi.

Selon Yvette Finn, certaines parties de la loi devraient être précisées.

On ne va pas commencer à se demander s’il devrait y avoir une loi ou pas. On devrait se poser la question : "est-ce que la loi, telle qu’elle existe présentement, est-ce que son mandat est clair?" Et deuxièmement, de quelle façon cette loi est appliquée par les intervenants, déclare-t-elle.

Une consultation publique en ligne

Les commissaires ont préparé un questionnaire, sur le site web, où les citoyens peuvent exprimer leurs opinions. Le questionnaire reste très général. Il n’aborde pas de question précise dans la loi.

Le député libéral Benoît Bourque déplore l’absence de consultations en personne ou virtuelles. Cette consultation-ci, comme dirait mon père, c’est se moquer du monde déclare-t-il.

Benoît Bourque.

Benoît Bourque, député libéral de Kent-Sud et porte-parole de l'opposition en matière de francophonie.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, le questionnaire mis en ligne n’apportera pas les éléments nécessaires à une révision législative.

C’est un sujet qui demande qu’on explore les choses d’une façon sérieuse, de façon approfondie. Ce questionnaire-là ne permet pas de le faire, ajoute Benoît Bourque.

Pour sa part, le député vert Kevin Arseneau déplore l’absence des élus dans le processus de consultation.

Kevin Arseneau en mêlée de presse.

Kevin Arseneau est le député de Kent-Nord.

Photo : Radio-Canada

Je vois très peu de consultation proactive. En tant que député, je n’ai rien reçu de personnalisé. On a appris comme tout le monde dans les médias, souligne-t-il.

La juge Finn estime qu’elle sera tout à fait en mesure de remettre son rapport pour le 31 décembre prochain, comme l’exige la loi.

D’après un reportage de Michel Corriveau

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