•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Journée des robes rouges en Alberta : l'urgence de ne pas oublier

Des robes rouges sont suspendues aux arbres du parc Seaforth Peace, à Vancouver, pour souligner la Journée nationale d'action en faveur des femmes autochtones assassinées et disparues.

Chacune des robes rouges symbolise une femme autochtone disparue ou assassinée. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Chacun des chandails, rubans ou robes rouges accrochés en Alberta représente une personne autochtone disparue ou assassinée. Des activités spéciales sont prévues un peu partout dans la province en cette journée nationale de commémoration.

Le 5 mai est le moment de célébrer la mémoire des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées (FFADA), mais aussi celle des hommes et des personnes bispirituelles.

Ma mère a été assassinée [...] et j’ai moi-même été victime d’une tentative de meurtre, confie Judith Gale avec émotion. C'est un cauchemar personnel et je veux informer les autres pour qu'elles ne se retrouvent [pas] dans la même situation.

C’est important d’attirer l’attention du public sur ce problème, c’est une urgence, ajoute cette survivante, qui prend part à plusieurs événements de sensibilisation prévue en cette journée de commémoration à travers la province.

Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées

Judith Gale organise les manifestations de la capitale albertaine en souvenir de sa sœur, elle aussi assassinée. Même après 40 ans, cela fait encore très, très mal, lâche-t-elle, émue.

Elle compte accrocher une des 200 robes disséminées dans le parc Beaver Hills en souvenir de cette dernière. Voir toutes ces magnifiques robes rouges flotter au vent, c’est un symbole fort, affirme-t-elle.

Une marche dans le centre-ville est prévue pour se rendre sur les lieux, dans le centre-ville d’Edmonton. Nous allons occuper le parc du matin au soir, précise Judith Gale.

Des familles seront présentes pour raconter ce qu'elles ont vécu et participer aux cérémonies. Il y aura aussi des joueurs de tambour traditionnels, note-t-elle.

Toujours à Edmonton, Wati Ramath participe aux activités en tant que bénévole. La femme musulmane désire montrer que cette cause touche plusieurs communautés. Il faut mettre fin au racisme en étant des alliés, affirme-t-elle.

Des rassemblements sont également prévus à Calgary, où les organisateurs demandent aux personnes qui le souhaitent d’accrocher le plus de rubans, de chandails et de robes rouges possible. C’est un peu pêle-mêle, mais les gens participent à leur manière, reconnaît Stephanie Harpe.

Pandémie oblige, une grande partie des événements planifiés se déroulent en ligne. C'est très différent, admet Stephanie Harpe, mais cela a toujours un impact, et en fait, nous atteignons plus de gens.

Un des buts du 5 mai est aussi de rejoindre le plus grand nombre de personnes en Alberta, qu'elles soient Autochtones ou non, estime Stephanie Harpe.

Nous nous rassemblons avec tout le monde aujourd'hui pour nous assurer que nous avançons ensemble, conclut-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !