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Les étudiants de retour dans la région doivent s’isoler 14 jours avant de travailler

Une femme est sur son ordinateur.

Les étudiants de retour chez leurs parents pour l'été doivent s'isoler 14 jours. (archives)

Photo : Getty Images / time99lek

Certaines personnes se demandent si l’obligation pour les étudiants qui reviennent en Abitibi-Témiscamingue d’effectuer un isolement préventif de 14 jours pourrait avoir un impact sur le manque de main-d'œuvre.

Après sa session à Montréal, Camille Corbeil effectue présentement un isolement préventif de 14 jours, même si cette situation la déçoit un peu.

Je commence à travailler en juin, donc les deux semaines que je dois rester en confinement, c’est un peu mes vacances. C’est un peu plus difficile dans ce sens-là, reconnaît-elle.

Cette période d’isolement n’a pas nui à sa recherche d’emploi d’été, car elle occupe le même poste depuis quelques années.

Quant à Léann Ménard, qui étudie aussi à Montréal, elle ne semble pas trop inquiète des impacts de l’isolement préventif sur sa recherche d’emploi estival.

C’est compréhensible, parce que ces temps-ci, ça va très bien en Abitibi-Témiscamingue, on espère que ça va rester comme ça. C’est sûr que ça demande un petit peu à réfléchir à la logistique, mais on comprend les raisons, dit-elle.

Pour nous, lorsqu’on regarde nos données pour la troisième vague, le groupe d’âge des 20 à 29 ans fait partie des groupes les plus touchés.

Une citation de :Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la santé publique

La main-d'œuvre étudiante représente une part importante des employés d’été à la Ville de Rouyn-Noranda. Le directeur des parcs et équipements, Olivier Thibodeau, dit que l'isolement préventif de certains étudiants ne retardera pas le début de travaux publics de façon importante.

Au départ, oui, on avait cette crainte-là, mais elle a été rapidement dissipée parce qu'on a constaté que la majorité était déjà présente en région et que l'isolement n'était pas nécessaire, explique-t-il.

C’est sûr que ça a un petit impact sur les travaux actuellement, c’est-à-dire ceux que l’on veut anticiper, mais au final, au courant de l’été, ça aura peu d’impact, précise Olivier Thibodeau au sujet de la préparation des terrains sportifs et des espaces verts.

Du côté de Val-d’Or, la Ville indique qu’elle évalue présentement la situation de chacun de ses employés étudiants et qu’elle n’est pas encore en mesure de confirmer l’impact que cela aura sur ses opérations.

La médecin-conseil à la santé publique Omobola Sobanjo explique que cette consigne d’isolement a été émise pour deux raisons principales. Elle indique que pour les étudiants qui n’ont pas vu leurs proches depuis plusieurs mois, la tentation de voir de nombreuses personnes peut être forte.

Si la personne ne fait pas un isolement, ça veut dire que la personne peut aller au resto en soirée, et ça peut augmenter le risque de transmettre le virus à l’entourage. Lorsqu’on est avec nos proches, on ne met pas de masque, on a moins l’habitude d’être rigoureux dans le respect des mesures, fait-elle valoir.

Elle ajoute que le taux d’infection chez le groupe des 20 à 29 ans était plus élevé au cours des derniers mois en Abitibi-Témiscamingue.

La Dre Sobanjo rappelle que les familles qui accueillent un étudiant ne peuvent pas faire de rassemblements avant la fin de la période d'isolement préventif.

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