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Homard gaspésien : le bonheur est sur les quais

Le pêcheur Albini Lelièvre, tout sourire, tend un homard pour le montrer à la caméra.

Le pêcheur Albini Lelièvre fier de ses prises.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Après 10 jours de pêche, les prises des homardiers gaspésiens sont en augmentation de 15 % comparativement à l’an dernier et les prix sont plus qu’excellents.

Au quai de L'Anse-à-Beaufils, mardi matin, un homardier vient de débarquer près de 1600 livres de homards.

La pêche est bonne, observe l’aide-pêcheur Kevin Langlois. Ça varie entre 1200 et 1500 livres par matin ce qui est incroyable à ce temps-ci de l'année.

Dans deux, trois semaines, on va en avoir par-dessus la calotte!

Une citation de :Kevin Langlois, aide-pêcheur

Ce début de saison ne ressemble à aucun autre et sûrement pas à la saison 2020, marquée par les incertitudes liées à la pandémie et des prix décevants pour les pêcheurs.

Des pêcheurs de homard sur un quai

Débarquement de homards sur le quai de L'Anse-à-Beaufils, en Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Cette année, à voir le sourire des pêcheurs, le souvenir de la saison 2020 semble bien lointain. Ça va être la plus belle année que les pêcheurs vont avoir fait ici à vie, s’enthousiasme Kevin Langlois.

Il n'y a pas que la ressource qui est au rendez-vous. La demande aussi est forte, les inventaires sont au plus bas et les prix au débarquement, entre 8,50 $ et 9,00 $ la livre, sont remarquables.

La reprise aux États-Unis, où se vend 80 % du homard canadien, ainsi que la demande asiatique, en hausse, contribuent fortement à la bonne humeur des pêcheurs.

Des homards gaspésiens

La reprise des activités aux États-Unis, une demande sur le marché chinois sont parmi les éléments qui expliquent les prix payés au débarquement.

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

La réouverture du marché américain était attendue avec impatience par les transformateurs. C'est en marche. On parle même d'un retour des croisières en juin. Ce sont des points positifs pour le marché américain, commente Bill Sheehan, de l’usine E. Gagnon et Fils, un des principaux établissements de transformation de la péninsule gaspésienne.

Un départ hâtif en Gaspésie

Cette année, les pêcheurs gaspésiens sont aussi partis plus tôt, trois semaines plus tôt qu’en 2020. Et ils sont presque seuls sur les marchés avec les pêcheurs de Terre-Neuve et de l’est de la Nouvelle-Écosse.

Les homardiers gaspésiens sont aussi les seuls à utiliser un programme de traçabilité qui permet aux consommateurs, notamment ceux des poissonneries, de repérer le produit en provenance du Québec.

UN homardier avec au loin l'île Bonaventure

Un homardier gaspésien qui entre au quai de L'Anse-à-Beaufils

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Au Québec, quelques pêcheurs de la Côte-Nord ont lancé leur saison samedi dernier, mais la pêche au homard y est en démarrage.

À l’Île-du-Prince-Édouard et dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, le grand départ a pris quelques jours de retard en raison des forts vents. Les quelque 600 pêcheurs ont pu quitter les quais mardi matin. Comme les pêcheurs de la Gaspésie, les homardiers néo-brunswickois s’attendent aussi à un prix élevé, d’autant plus que le prochain week-end est celui de la fête des Mères où, traditionnellement, le homard prend la vedette sur les tables de la côte est.

Les 325 homardiers des Îles-de-la-Madeleine eux, devraient partir samedi, si le temps le permet.

Du homard en cadeau

Même si le homard vaut son pesant de chair, cela n’empêchera pas les 14 homardiers de Newport de distribuer, mercredi matin, du homard frais sorti de l’eau aux résidents de trois établissements pour aînés des environs.

Cette distribution a eu lieu pour la première fois l’an dernier en pleine pandémie. Une des employées du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, Sylvie Morin, et son mari Sylvio Wafer, avaient alors voulu apporter un peu de joie aux résidents en leur offrant un repas de homard à l’occasion de la fête des Mères. Les pêcheurs ont décidé de renouveler l’expérience en raison de la pandémie qui se poursuit et qui empêche toujours les familles de se réunir.

Avec la collaboration de Bruno Lelièvre

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