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Un groupe de soutien pour redéfinir ce que signifie être une femme sud-asiatique

Deux femmes dans une ferme.

Il est difficile de suivre le rythme des attentes des parents, des proches et des autres membres de la communauté au fil des années, selon les cofondatrices du groupe de soutien « Filles épuisées ».

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux femmes d'origine sud-asiatique de Toronto ont créé le groupe de soutien Burnt Out Daughters pour discuter de la pression culturelle qu'elles et d'autres femmes ont vécue.

Le groupe de soutien Burnt Out Daughters (Filles épuisées, traduction libre) discute entre autres des pressions liées aux attentes des membres de la famille.

Nivetha Sivaranjan et son amie Farwa Farshori sont à l'origine de cette nouvelle initiative.

Elles se sentaient épuisées par les attentes de leur entourage en tant que femmes sud-asiatiques, que ce soit par rapport aux relations de couple, au mariage ou à la maternité.

Une femme.

Le groupe Burnt Out Daughters, cofondé par Nivetha Sivaranjan, est une forme de thérapie pour les participantes.

Photo : Radio-Canada

Selon Mme Sivaranjan, de nombreuses jeunes femmes sud-asiatiques veulent se concentrer sur d'autres aspects de leur vie, y compris l'éducation et la carrière. Et, bien que cela soit célébré dans les familles sud-asiatiques, l'accent est toujours mis sur les responsabilités domestiques.

On s'est dit, si nous ressentons cela, il y a probablement d'autres personnes qui ressentent la même chose, lance Mme Farshori.

Le groupe, qui a commencé sur la plateforme en ligne Zoom il y a six mois, est également présente sur l'application mobile Clubhouse.

Au départ, le groupe se concentrait sur les expériences de femmes de la région du Grand Toronto, mais ces conversations ont depuis inclus de jeunes femmes des États-Unis, d'Australie, d'Europe et de Singapour.

Burnt Out Daughters n'a jamais cherché à être un groupe de thérapie formel, raconte Mme Sivaranjan, mais les discussions qui en découlent sont une forme de thérapie pour les participants.

Mme Farshori raconte que, lorsqu'elle était plus jeune, on s'attendait à ce qu'elle ne sorte pas de la maison. La pression de ses proches pour qu'elle trouve un mari s'est accentuée au fil des années.

Six jeunes femmes.

Selon Farwa Farshori, en haut à gauche, la pression de sa propre famille pour qu'elle se marie a été stressante.

Photo : Noor Aqil

Mme Sivaranjan est Canado-Tamoule. Mme Farshori s'identifie comme étant Indienne et musulmane. Même si ces deux amies font partie de différentes communautés sud-asiatiques, elles partagent des luttes similaires.

Il faut faire partie de cette culture ou avoir un certain niveau d'expérience pour réellement comprendre, croit Mme Sivaranjan.

Parfois, au sein de nos propres communautés, c'est très difficile d'entrer en contact avec des personnes qui traversent des luttes semblables. C'était donc agréable de pouvoir s'appuyer les uns sur les autres de cette façon, ajoute Mme Farshori.

Mme Sivaranjan estime qu'il est de son devoir d'avoir ces discussions avec des femmes plus jeunes pour qu'elles n'aient pas à traverser les mêmes défis que sa génération.

Selon le recensement de 2016, les personnes sud-asiatiques forment le plus grand groupe de personnes racisées en Ontario, avec 29,6 %. Pour la région métropolitaine de Toronto, qui comprend les municipalités adjacentes à la Ville Reine, les personnes sud-asiatiques représentent 32,3 % de tous les groupes racisés.

Le Mois du patrimoine asiatique est célébré en mai. Cette année, le thème est la reconnaissance, la résilience et l'audace.

Avec les informations de Kirthana Sasitharan et Manjula Selvarajah de CBC News

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