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Vers une crise du logement pour aînés?

Une infirmière aide un homme à marcher dans le couloir d'un centre de soins.

Depuis décembre, 33 résidences privées pour aînés (RPA) ont fermé leurs portes au Québec (archives).

Photo : Shutterstock / Gagliardi

Des élus craignent qu’une crise du logement pour aînés soit en train de se dessiner au Québec. Une trentaine de résidences ont fermé leurs portes dans la province depuis le mois de décembre. Une situation qui soulève beaucoup d’inquiétudes.

C'est un autre pan de la crise du logement, lance d’emblée la députée solidaire Catherine Dorion. Il y a un danger que ça s'envenime, que ça aille de pire en pire, c'est sûr qu'il faut faire pression sur le gouvernement.

Elle suggère notamment un programme pour dédommager les propriétaires pour les taux d'inoccupation qui ont augmenté avec la pandémie.

La députée péquiste Lorraine Richard est aussi d’avis qu’il faudrait donner un coup de pouce aux propriétaires de petites résidences pour éviter que d’autres ne mettent la clé sous la porte, faute de moyens.

Souvent, ce sont des petites entreprises qui doivent fermer parce qu'ils ont de la difficulté à recruter pour offrir des conditions salariales acceptables pour les employés.

Les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale s’entendent pour dire qu’il y a urgence d’agir afin de stopper l'hémorragie. Il faudrait notamment offrir la prime de 4 $ de l’heure aux propriétaires de résidence qui font aussi des tâches de préposé aux bénéficiaires.

C'est un geste qui peut être fait rapidement et un peu dans l'urgence qui peut faciliter un peu leurs réalités, estime la porte-parole libérale pour les aînés, Monique Sauvé.

Le gouvernement en mode solution

Marguerite Blais.

Marguerite Blais ministre responsable des Aînés et des Proches aidants (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean claude taliana

Je suis extrêmement préoccupée par ça parce que c’est toute la question de la vitalité de nos petites villes, de nos petits villages, souligne la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, qui affirme être en mode solution.

La ministre s'inquiète de voir des dizaines de propriétaires en difficulté. Pourtant, son gouvernement en a déjà fait beaucoup pour leur venir en aide, dit-elle.

Mme Blais rappelle que 40 millions de dollars ont déjà été injectés pour soutenir les mesures sanitaires dans les résidences, une prime COVID a été ajoutée pour les employés et des subventions ont été accordées pour mettre leurs établissements à jour.

Alors que des propriétaires songent à augmenter leurs tarifs pour stabiliser leur situation financière, la ministre n’est pas convaincue que ce soit la bonne solution.

C’est toujours un équilibre fragile entre l'augmentation de loyer et la capacité des résidents de pouvoir payer leur loyer, souligne-t-elle.

Marguerite Blais affirme être en pourparlers avec le ministère des Finances pour essayer d'arriver à un meilleur équilibre pour être en mesure de garder nos petites résidences.

Avec les informations de Guylaine Bussière

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