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Le Dr Arruda a voulu s'adapter aux besoins religieux, malgré la menace des variants

Un avis rendu public révèle que l'ouverture des lieux de culte à 250 personnes au Québec a été motivée par l'approche des fêtes religieuses, malgré les risques évoqués.

Horacio Arruda en point de presse.

Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le directeur national de santé publique du Québec a pris en compte la tenue de plusieurs grandes fêtes religieuses pour permettre aux lieux de culte d'accueillir 250 personnes plutôt que 25, fin mars-début avril, même s'il s'inquiétait de la menace des variants. C'est ce que révèle un avis du Dr Horacio Arruda rendu public mardi.

Dans le document daté du 23 mars, on peut lire qu'il prend en considération l'arrivée prochaine d'une période importante pour la majorité des religions.

Plusieurs fêtes se tenaient justement durant les deux semaines où la permission est demeurée à 250 fidèles :

  • La Pâque juive, du 27 mars au 4 avril (juifs);
  • Le dimanche des Rameaux, le 28 mars (chrétiens);
  • Holi, le 29 mars (hindous);
  • Le Vendredi saint, le 2 avril (chrétiens);
  • Pâques , les 4 et 5 avril (chrétiens).

Une semaine plus tôt, le 16 mars, dans un autre avis, le Dr Arruda faisait lui-même une mise en garde.

Les assouplissements des mesures de contrôle de la transmission en présence de variants continuent de représenter un risque. C'est ce qui conditionne notre grande prudence.

Une citation de :Le Dr Horacio Arruda, dans un avis daté du 16 mars 2021

Le jour même de l'entrée en vigueur de la permission aux lieux de culte, le 26 mars, l'Institut national de santé publique (INSPQ), mettait en garde les Québécois contre la menace des variants.

Cette autorisation a été levée deux semaines plus tard, le 6 avril, en raison des inquiétudes des autorités sanitaires.

Le Dr Arruda sous la pression des leaders religieux

Horacio Arruda avait aussi élaboré un protocole pour les lieux de culte en collaboration avec la Table interreligieuse, signé le 25 mars. La Table est un regroupement de représentants de plusieurs églises chrétiennes, juives et musulmanes.

Quelques jours plus tôt, le 18 mars, la Table interreligieuse avait publiquement réclamé des mesures équitables, alors que les salles de spectacle pouvaient déjà recevoir 250 personnes.

Dans un communiqué de presse, elle exigeait de la santé publique d’ajuster les protocoles sanitaires en vigueur dans les lieux de culte.

On est facilement porté à y voir de l’incompréhension, sinon de la discrimination à l’égard des Québécoises et Québécois dans la vie desquels la religion joue un rôle essentiel.

Une citation de :Communiqué de la Table interreligieuse, le 18 mars 2021

Les leaders religieux réclamaient d'être autorisés à accueillir 250 personnes dès le 26 mars. C'est exactement ce qui est arrivé.

Dans son avis, le Dr Arruda cite lui-même l'ouverture des salles de spectacle à 250 personnes pour justifier sa recommandation.

Le protocole établi avec les leaders religieux prévoyait plusieurs mesures sanitaires, comme maintenir la distanciation, interdire les chants ou éviter tout partage d'objets.

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