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Cercle de feu : le projet de la route Northern Link se poursuit malgré un moratoire

Le chef Bruce Achneepineskum de la Première Nation de Marten Falls pendant une conférence de presse.

Le chef Bruce Achneepineskum de la Première Nation de Marten Falls estime que la route Northern Link est nécessaire au développement des Premières Nations de la région.

Photo : Radio-Canada / Jody Porter CBC

Radio-Canada

Les Premières Nations de Marten Falls et Webequie ont enclenché mardi l’évaluation environnementale de la route Northern Link qui reliera le projet d’exploitation minière du Cercle de feu et leur communauté, même si plusieurs autres Premières Nations s’opposent à l'avancement de tout projet d'infrastructure pendant la pandémie.

Nous dirigeons la planification et l'évaluation de ce projet afin de nous assurer que les risques environnementaux pour nos modes de vie traditionnels sont réduits et évalués de manière approfondie, a déclaré le chef Bruce Achneepineskum de la Première Nation de Marten Falls dans un communiqué de presse.

Marten Falls et Webequie ont commencé à consulter les Premières Nations et d'autres parties prenantes au sujet de cette route de 120 km.

La carte montre les trois routes praticables en toutes saisons proposées pour relier les Premières nations éloignées au réseau routier provincial.

Les trois routes praticables en toutes saisons proposées pour relier les Premières Nations isolées du réseau routier provincial. La route de Marten Falls est en violet, la route Northern Link est hachurée et la route de Webequie est en rouge.

Photo : Radio-Canada / Stephanie Ash / CBC

Bruce Achneepineskum affirme que la route Northern Link a le potentiel d'apporter une réconciliation économique aux Premières Nations isolées de l'Ontario.

Sans ce projet, notre peuple continuera à vivre dans les mêmes conditions de sous-développement, sans accès à l'eau potable, au logement, aux vêtements, aux emplois, aux soins de santé et à l'éducation.

Une citation de :Le chef de la Première Nation de Marten Falls, Bruce Achneepineskum

Nous espérons que les Premières Nations voisines nous feront confiance pour mener ce travail de planification de manière responsable, en respectant les protocoles traditionnels, les familles et les préoccupations environnementales, soutient le chef Cornelius Wabasse, de la Première Nation Webequie, dans le communiqué de presse.

Opposition

Les Premières Nations d’Attawapiskat, Fort Albany et Neskantaga ont déclaré un moratoire sur tous les développements dans la zone minière du Cercle de feu pendant la pandémie.

Elles demandent que l’analyse d’impact régionale soit dirigée, une fois la pandémie terminée, par une organisation autochtone locale et des personnes directement touchées par le développement du Cercle de feu.

Le Cercle de feu est situé à environ 540 km au nord de Thunder Bay et à environ 240 km à l'ouest de la baie James.

Le Cercle de feu est situé à environ 540 km au nord de Thunder Bay.

Photo : Noront Resources

Une campagne demandant un moratoire sur l'exploration et les évaluations environnementales dans la région du Cercle de feu a également été lancée au début du printemps par l'Association canadienne du droit de l'environnement, en partenariat avec Friends of Attawapiskat River et l'Omushkegowuk Women's Water Council.

La coalition demande que le moratoire reste en vigueur jusqu'à ce que des plans de protection soient élaborés pour les zones humides et les bassins versants sensibles de la région, et jusqu'à ce que toutes les Premières Nations situées en amont et en aval du Cercle de feu proposé aient accès à de l'eau potable, à des logements et à des services de santé.

Avec les informations de Logan Turner de CBC

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