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Procès de François Asselin : témoignage émotif de sa demi-soeur

Un homme tenu par des policiers.

François Asselin, accusé du meurtre non prémédité de son père, à son arrivée au palais de justice de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le procès de François Asselin, accusé des meurtres non prémédités et d’outrage aux cadavres de son père et d’un collègue, s’est ouvert mardi matin avec des premiers témoins.

La demi-sœur de François Asselin a livré un témoignage difficile mardi après-midi. Isabelle Neveu, qui considérait Gilles Giasson comme son père, a eu besoin de prendre plusieurs pauses tellement l’émotion était vive. Elle a raconté avoir croisé par hasard l’accusé le lendemain du jour où il aurait tué son père. Selon madame Neveu, il avait l’air normal et il avait proposé de faire un barbecue avec les enfants avant de la quitter en disant qu’il allait faire du ménage .

Le 17 mai, Isabelle Neveu a appelé les policiers après avoir constaté la disparition de Gilles Giasson. Elle s’était alors rendue à l’appartement de la rue Sainte-Cécile pour le prévenir de l’arrestation de François Asselin à Sherbrooke. Elle avait constaté que le plancher du salon avait une couleur rougeâtre et que le vélo de son père était dans le salon de l’appartement.

Elle a raconté avoir eu cinq échanges téléphoniques avec l’accusé dans les semaines qui ont suivi les événements. Lors de ces appels, il aurait évoqué avoir consommé de la drogue et de la bière au moment des événements.

Francois Asselin aurait allégué lors de ces discussions téléphoniques que ses deux victimes seraient des abuseurs d’enfants. Il disait être victime d’un complot. Elle ne lui a plus parlé depuis juillet 2018. Elle affirme qu’il a dans le passé fait un séjour en psychiatrie mais je peux préciser exactement pourquoi.

La sœur de Gilles Giasson, Réjeanne Giasson, a témoigné mardi matin. Elle a raconté s’être inquiétée pour son frère, qui avait des blessures au moment où elle l’a vu pour la dernière fois le 8 mai 2018. Le même jour, elle rapporte avoir demandé au médecin de vérifier si son père était battu par l’accusé.

Démontrer l'intention ou non des gestes

La Couronne va tenter au cours des huit semaines du procès de démontrer que l’homme de 38 ans a intentionnellement tué et démembré ses deux victimes en mai 2018. Pour ce faire, elle va remonter le fil des événements du 8 mai ou 28 mai 2018.

Le procureur de la Couronne Me Benoît Larouche a expliqué au jury que l’enjeu principal du procès sera l’état mental ou les intentions de l’accusé, notamment au moment des meurtres.

L’accusé a d’ailleurs reconnu avoir tué son père Gilles Giasson et son collègue François Lefebvre. Il évoque cependant des troubles mentaux le rendant incapable de comprendre la portée des gestes perpétrés.

Au total, 54 témoins seront appelés à la barre durant le procès. Pour l’instant, le jury est composé de 13 jurés.

François Asselin est également accusé d’avoir tué son collègue François Lefebvre plusieurs jours après le présumé meurtre de son père.

Selon les informations d’Amélie Desmarais

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