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L'Abitibi-Témiscamingue passera au jaune le lundi 10 mai

Une affiche près de l'entrée de l'Hôpital de Val-d'Or indique où se trouve la clinique de dépistage.

La région ne compte aucun nouveau cas depuis six jours consécutifs. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Radio-Canada

L'Abitibi-Témiscamingue passera en zone jaune le lundi 10 mai prochain.

Le premier ministre François Legault en a fait l'annonce en conférence de presse mardi après-midi.

Les principaux changements pour le passage en zone jaune sont la possibilité de se réunir à deux bulles familiales, la levée du couvre-feu et la réouverture des bars.

Ce n'est pas le même palier jaune qu'on a connu, c'est un nouveau. Il y a eu des changements et des modifications. Cette fois-ci, les rassemblements dans les domiciles privés, soit à l'intérieur ou à l'extérieur, se limitent à deux résidences, donc les personnes de deux adresses différentes. La recommandation de la santé publique, c'est de garder une bulle stable, que ce soit autant que possible la même famille avec laquelle on va faire des activités. Toutefois, ce n'est pas interdit d'avoir une autre famille, explique la Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la santé publique.

Le port du masque ne sera plus obligatoire en classe pour les élèves du primaire et du secondaire. Il demeure toutefois obligatoire lors des déplacements dans les espaces communs, sur le terrain de l'école et dans le transport scolaire.

Dans les restaurants, les membres de deux bulles familiales différentes pourront être assis à une même table.

La zone jaune permet également des funérailles avec jusqu'à 50 personnes et des lieux de culte accueillant 250 personnes.

Dans les résidences privées pour aînés (RPA) et CHSLD, les résidents pourront accueillir deux proches aidants à la fois, pour un maximum de quatre par jour.

Le masque pourra également être retiré une fois assis dans une salle de spectacle ou de cinéma.

Tous les assouplissements qu’on est en train de faire ne sont pas sans risque. La raison pour laquelle on peut se permettre de le faire, c'est qu’au cours des dernières semaines, mois, notre population est consciente, elle reconnaît le risque associé à la COVID et fait attention. C’est sûr qu’avec les assouplissements, les règles et mesures à suivre sont bien claires et seront communiquées. Dès qu’on constate que ces mesures ne sont pas respectées, il y aura des interventions dans ces milieux, indique la Dre Sobanjo.

Les déplacements entre l'Abitibi-Témiscamingue et les zones orange et rouge demeurent toutefois interdits.

L'interdiction de déplacement demeure. Le palier jaune, déjà, avait une interdiction de déplacement des personnes des zones rouge et orange. Ça, ça va demeurer, donc la région va demeurer fermée.

Une citation de :Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la santé publique

Les activités de sports ou de loisirs sans contact sont permises à l’intérieur des lieux publics lorsque réalisées en solo, en dyade, avec les occupants de deux résidences ou en groupe d’un maximum de 12 personnes de résidences différentes, plus une personne responsable de l’encadrement et du port des équipements de protection requis selon les règles de la CNESST. Ces activités doivent se dérouler dans le respect de la distanciation physique, peut-on également lire sur le site web du gouvernement du Québec.

Si la situation se détériorait, la santé publique n'hésiterait pas à basculer à nouveau en orange.

Dès qu’on commence à voir des situations qui laissent croire que si on n'agit pas rapidement, on va perdre le contrôle, on va freiner, on va mettre le pied sur le frein avant de perdre le contrôle. Ça pourrait être le nombre de cas, le nombre d’éclosions, le lieu d’éclosion, ça peut être le contexte aussi, les informations qu’on reçoit sur le comportement de notre population, mais c’est sûr qu’on va agir avant. On ne va pas attendre de dépasser le seuil d’intervention avant de changer de palier, souligne la Dre Sobanjo.

Une nouvelle bien accueillie

Pour Martin Ferron, président de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue, la population est récompensée pour ses efforts à contenir la propagation de la COVID-19.

C’était souhaité par tout le monde en voyant nos chiffres à la baisse. Lors de la deuxième vague, on se démarquait aussi de cette façon, rappelle-t-il. Les gens respectent les consignes et on a un retour d’ascenseur du travail collectif qu’on a fait pour réduire nos contacts et nos déplacements.

Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous, assis devant un écran.

Le maire d'Amos Sébastien D'Astous publie des mises à jour sur les réseaux sociaux depuis maintenant un an. (archives)

Photo : Capture d'écran de la conférence de presse diffusée en ligne (Facebook)

Le maire d’Amos et préfet de la MRC Abitibi, Sébastien D’Astous, croit que ce passage en zone jaune sera positif si la population continue de respecter les mesures en place.

Je pense que c’est une excellente nouvelle. Les gens ont fait beaucoup d’efforts. Les statistiques sont assez probantes. On a très peu de cas présentement. Le risque, c’est qu’il ne faut pas revenir en arrière, c’est-à-dire qu’il ne faudrait pas qu’il y ait d'éclosion. Alors, j’invite la population à respecter scrupuleusement les règles édictées par la zone jaune et continuez d’être prudents. Si jamais vous avez des symptômes, on se fait encore tester, ça reste qu’il y a encore de la COVID qui circule et sinon, je suis très content des mesures. Il était temps qu’on puisse revenir un peu à la normale tout en étant prudent, dit-il.

Martin Ferron estime aussi qu’il est prudent de conserver des mesures qui limitent les déplacements vers la région.

On doit garder des mécanismes de protection, croit le maire de Malartic. Les autres zones sont encore dans le foncé et on doit s’assurer de ne pas se retrouver dans des conditions pour revenir en confinement plus sévère. On sait que ça peut changer rapidement et on l’a vu dans d’autres régions comme le Saguenay, par exemple. On n’est pas à l’abri de ça. Même si on passe au jaune, il faudra garder nos bons réflexes.

L'intérieur du Cabaret de la dernière chance.

Le Cabaret de la dernière chance (archives)

Photo : Facebook/Cabaret de la dernière chance

Au Cabaret de la dernière chance de Rouyn-Noranda, la copropriétaire Véronique Aubin accueille avec joie la nouvelle de la réouverture des bars, même si l’établissement se donne encore quelques semaines avant de rouvrir ses portes.

On va continuer les travaux de notre cure de jeunesse et préparer une ouverture pour la mi-juin, explique-t-elle. Avec notre terrasse en façade et une cour arrière, ça va être plus facile de rentabiliser les opérations que juste avec 50% de la clientèle à l’intérieur. Les subventions gouvernementales nous ont aidés à rester à flot. Maintenant, on souhaite un bel achalandage cet été pour retrouver au moins un équilibre budgétaire et repartir la locomotive.

Véronique Aubin est convaincue que la clientèle sera au rendez-vous et qu’il sera possible d’opérer les bars dans le respect des consignes sanitaires toujours en vigueur.

Je pense qu’il fallait plus jouer à la police l’an dernier. Les gens sont rendus habitués au lavage des mains et au port du masque. Ils ont tellement hâte de socialiser et de retrouver un semblant de normalité qu’ils vont être respectueux des normes. Je sens que ça va bien se passer, avance-t-elle.

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