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Vaccin contre la COVID-19 : le choix revient aux adolescents

Une ambulancière remplit une seringue d'une dose du vaccin de Moderna.

Le gouvernement du Québec s'est fixé pour objectif d'avoir vacciné tous les jeunes de 12 à 17 ans contre la COVID-19 d'ici la prochaine rentrée scolaire.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Santé Canada a donné mercredi le feu vert à l'utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech pour les adolescents de 12 à 15 ans, et Québec a rapidement suivi, en annonçant mercredi qu'il souhaitait leur offrir une première dose avant la fin juin. Si les plus jeunes sont soumis à la décision parentale, les adolescents de 14 ans et plus auront leur mot à dire sur la vaccination.

La décision de vacciner ou non les adolescents contre la COVID-19 risque de soulever un débat dans plusieurs familles. Me Annie-Elizabeth Girard, avocate en droit de la famille à Sherbrooke, rappelle qu'à partir de 14 ans, un enfant peut consentir à ses soins et il doit être consulté quant à la vaccination.

Elle souligne qu'un adolescent pourrait décider de ne pas se faire vacciner s'il ne croit pas aux bénéfices, ou si ses amis ne le font pas. Les parents peuvent en discuter avec lui, mais ils doivent respecter sa décision.

Par contre, dans le cas où cet adolescent aurait un problème de santé, et que le refus de se faire vacciner mettrait sa vie en danger, les parents pourraient se tourner vers le tribunal. Un juge pourrait alors dire à l'adolescent qu'il doit recevoir le vaccin en raison de son état de santé.

En ce qui concerne les enfants de moins de 14 ans, la décision pour la vaccination découle de l'autorité parentale et doit être prise par les deux parents. Cette situation prévaut également pour les parents séparés, peu importe le temps de garde de l’enfant. S’ils ne s’entendent pas, la décision devra être prise par le tribunal, qui tranche habituellement en faveur de la vaccination.

On ne peut demander au tribunal, sur la foi de ses convictions personnelles ou de recherches sur internet, de s’opposer à la vaccination de son enfant. Cela prend un rapport médical spécifique à l’enfant pour justifier que la vaccination ne serait pas recommandée en raison de sa condition de santé.

Une citation de :Me Annie-Elizabeth Girard avocate en droit de la famille

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