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Les policiers de Sherbrooke réclament plus de financement en santé mentale

Une image floue d'un homme assis sur un lit dans une petite chambre d'hôpital.

Un nombre grandissant de policiers subiraient les effets nocifs du stress occasionné par la charge de travail en cette période de pandémie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les policiers du Service de police de Sherbrooke (SPS) réclament un financement permanent pour La Vigile, le seul organisme spécialisé pour le traitement des policiers en matière de santé mentale. Ils souhaitent avoir l'assurance qu'ils pourront recourir aux services de cet organisme en tout temps, sans crainte qu’il soit contraint de fermer ses portes ou qu'il limite ses interventions, faute d'argent.

L'Association des policiers et policières de la Ville de Sherbrooke a d’ailleurs offert 5000 $ à l’organisme, lundi, profitant du lancement de la semaine de la santé mentale. Pour elle, ce geste est une façon de démontrer qu'elle tient à cet organisme et que la qualité des soins offerts est à la hauteur de leurs attentes.

D’après Éric B. Beaudoin, président de l’association, il y aurait eu une augmentation des demandes d’aide de plus de 45 % entre 2019 et 2020 chez les policiers. Pour les quatre premiers mois de l’année 2021, la tendance se maintiendrait. Il estime d’ailleurs que les services offerts par La Vigile sont plus que jamais essentiels dans le contexte actuel de pandémie.

M. Beaudoin encourage les deux paliers gouvernementaux à donner un coup de pouce financier à l'organisme, tout comme l'a fait la Fédération des policiers municipaux du Québec. Un nombre grandissant des membres subissent les effets nocifs du stress occasionné par la charge de travail, selon lui.

Selon ce dernier, les interventions policières se sont multipliées pour intervenir auprès des personnes en détresse dans le courant de la dernière année. L’incertitude que vient amener la pandémie mondiale a fait culminer les choses. On a une accumulation de causes à effets qui amène les policiers à être plus fatigués, souligne Éric B. Beaudoin.

On incite nos [membres] à aller chercher de l’aide.

Une citation de :Éric B. Beaudoin, président de l’Association des policiers et policières de la Ville de Sherbrooke

La Maison La Vigile est un organisme sans but lucratif qui a pour mission d’accompagner les personnes qui ont un problème de dépendance à l’alcool et aux drogues, aux personnes qui désirent avoir une meilleure gestion de leurs émotions. Ses services s’adressent tout particulièrement aux personnes qui portent ou portaient l’uniforme, comme les agents de la paix, les agents des services correctionnels, les anciens combattants, les militaires, les paramédicaux, les pompiers ou encore les répartiteurs 911.

Tous nos services viennent répondre à cette clientèle particulière. Les policiers par exemple vont vivre des situations que la population générale n’aura pas à vivre. Nos professionnels de la santé connaissent la réalité de ces métiers-là, explique pour sa part Geneviève Arguin, directrice générale de La Vigile. Ça prend une aide récurrente pour qu’on puisse se développer davantage et améliorer nos services à notre clientèle qui en a réellement besoin, conclut-elle.

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